‹ Le compagnonnage, son histoire, ses coutumes, ses règlements et ses ritesChapitre 5 sur 107 · INTRODUCTION XI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XI

reculé devant les difriculti's et les lenteurs forcées d'une enquête personnelle.

VOffice du travail a consacré au compagnonnage tout un chapitre du tome F'' de son enquête sur les Associattoyis professionnelles ouvrières à Paris (Imprimerie Nationale, 1899, in-4°). Comme toutes les publications de VOffice du travail, cette œuvre a un caractère purement documentaire. C'est presque uniquement un recueil de textes et un exposé de faits sans commentaires ni conclusion. L'intérêt des documents mis en lumière est fort inégal. Les Règles du

Devoir des C enfants de Maître Jacques (p. 96 à 113) et

les extraits du rituel cités p. 118 et 119, pièces d'archives qui datent de 1814 et 1842, sont des textes d'une haute valeur dont l'authenticité nous paraît indiscutable, bien que l'on omette de nous indiquer cà quelle corporation ils se rapportent. Par contre, la dernière partie du chapitre (p. 148 à 187) n'est guère qu'une reproduction de documents déjà publiés dans des brochures imprimées et tirées à nombre d'exemplaires : Les ComjJtes rendus des Congrès de VTJnion compagnonnique et la Notice historique sur la fondation de la Société de l'Union des travailleurs du Tour de France, Tours, Bousrez (1882-1889). D'autre part, les rédacteurs de ce travail ne donnent, pour ainsi dire, aucun renseignement sur l'organisation et la réglementation actuelles des sociétés professionnelles de compagnons dits restés fidèles au Devoir, sociétés qui constituent encore, cependant, la principale force du compagnonnage actuel. On se borne, dans cet ordre d'idées, à analyser très brièvement les statuts d'une société de retraites : le Ralliement, qui se recrute parmi ces compagnons, età mentionner en quelques lignes, dans les autres chapitres du tome I*^"" et du tome II de l'ouvrage, l'existence de telle ou telle société professionnelle de compagnons, sans entreprendre d'étudier son fonctionnement et son œuvre. C'est là une grave lacune dans une enquête à d'autres égards très substantielle.

Deux autres publications de ['Office du travail renferment certains documents ou renseignements concernant le compagnonnage (voir les enquêtes intitulées : Le Placement des employés, ouvriers et domestiques en France, Paris, 1893, p. 12 à 29, et les Associations ouvrières de production, p. 173 à 191).

Aucun des ouvrages précédents ne présentait donc, quel

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