‹ Le compagnonnage, son histoire, ses coutumes, ses règlements et ses ritesChapitre 60 sur 107 · Question vitale sur le compcKpioiinarje, 1863, p · texte numérisé non relu

Question vitale sur le compcKpioiinarje, 1863, p

3. On s'adressa pour la traduction de ces manuscrits à un rabbin, « qui se fit payer fort cher (écrit Guillaumou, Confessions d'un compagnon), sans doute à cause de l'importance mystérieuse que nous semblions y attacher. »

parias du compagnonnage, venaient enfin d'être reçus. Après de nombreuses démarches, les tondeurs de draps de Vienne (Isère) consentirent, en 1847, à présenter les cordonniers à l'assemblée générale des corps du compagnonnage de Lyon. Toutefois la réception définitive des cordonniers n'eut lieu qu'en 1850, à Paris, dans une réunion tenue à la barrière de Charenton.

Si déchu qu'il fût de son ancien rang, il s'en fallait encore de beaucoup, à la fin du règne de Louis-Philippe, que le compagnonnage eût perdu toute influence et tout crédit sur la classe laborieuse. La jeunesse lui échappait de plus en plus; mais parmi les ouvriers déjà parvenus à l'âge mûr, beaucoup lui étaient encore tout dévoués. Des corporations entières étaient soumises à ses lois. Il n'y a donc pas lieu de s'étonner si, de 1839 à 1848, il a continué à diriger la jdupart des grèves et des coalitions ouvrières et si, notamment, son action apparaît comme prépondérante dans la grève la plus importante de cette période, celle qui éclata à Paris en 184o dans la corporation des charpentiers.

Les mêmes causes qui avaient déjà déterminé la grève des charpentiers en 1833, et notamment l'hostilité que les ouvriers de cette corporation professaient à l'égard du mode de travail dit marchandage, avaient amené, en août 1840, des troubles assez sérieux à la Villette, où les compagnons étaient fort nombreux ^ De nouveaux désordres éclatèrent en 1843. Mais la grève de 1845^ devait être autrement grave; pendant plusieurs mois ce conflit passionna l'opinion et donna lieu à d'ardcnles polémiques.

A la suite de la grève do 1833, le salaire des ouvriers avait été fixé à 4 francs par journée de dix heures, soit 40 centimes par heure. Mais cette convention fut violée par la suite. Les gâcheurs et les ouvriers d'élite recevaient bien ce salaire, mais avec les auti-es on traitait de gré à gré à des ]irix infi'rieurs. Les compagnons réclanièrciit alors

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