‹ Le compère LerouxChapitre 14 sur 15 · II · texte numérisé non relu

II

homme, Yoiià comme nous passons notre temps, nous deux Rouillard. Je raffole de ses histoires de caserne. Elles me rappellent le temps où je montais la garde comme simple soldat sur les remparts de Besançor^ que commandait alors le général Marulaz, un vieux sabreur encore, qui n'avait qu'un tort, mille diable ! celui de jurer comme un vrai païen...

La voiture venait d'arriver en face du parc deNeuilly.

— Déjà, fit Rouillard que sa propre conversation n'ennuyait pas. Il s'empressa d'ouvrir la portière. Mais le valet de pied l'avait précédé.

LE COMPÈBE LEROUX. 375

Le général et Mathieu descendirent.

Le jeune homme reçut Cécile dans ses bras et la déposa doucement sur le gazon naissant qui commençait à couvrir le sol aux abords du parc.

— Entrons, fit le général. Nous irons déjeuner chez ce brave garde; puis nous ferons un tour du côté de Champéray.

Cécile battit des mains

— Oh ! nous irons au bois, mon père, dilelle.

276 LE COMPÈKE LEROUX.

— Oui , ma fille ! Je crois qu'il y en a un de l'autre côté de Villiers. Nous nous y rendrons après déjeuner.

La jeune fille fit un saut de chevreuil et se suspendit au bras de son père qui s'empressa de lui faire prendre celui de Ghampcarré.

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