CHAPITRE QUATRIEME
La maison Triel.
Donc Champcarré était sorti avec Moustache.
— Vous paraissez tout préoccupé, lui dit
la danseuse. Je conçois que le départ de la
Borghetla vous afflige ; mais il y a tant do
moyens de vous consoler.
i 14 LE COMPLRF, LEROl'X.
Et elle regardait le jeune homme avec des yeux pleins de provocations.
— Certes, répondit-il, je me consolerai , artout si vous voulez bien m'aider, ma chère
Moustache; mais que penseriez- vous de moi, vous-même, si je quittais cette aimable maîtresse sans manifester d'une façon quelconque le chagrin que j'éprouve...
— C'est une preuve de bon cœur que vous donnez-là. Seulement les caractères ne sont pas les mêmes. Ainsi, le jour où vous me quitterez...
— Ou bien celui où vous me quitterez vousm^me...
— Soit ! Ce jour-là je veux qu'il n'y ait pas une larme versée, et, qu'au contraire nous nous disions bonsoir, comme dans l'opéra de monsieur Pantalon.
— Ne songeons pas si vite à une séparation, nous qui ne sommes pas encore unis.
— C'est vrai. Mais k quoi fautai penser?
— A notre dîner.
— Avez-vous en vue quelque restaurant ?. . .
— Non ! Si vous le voulez, nous dînerons
n'importe où et nous souperons chez moi.
— Je suis de théâtre ce soir. Il faut combiner les choses avec habileté et prudence. S1 vous voulez, j'irai vous retrouver après le spectacle au restaurant que vous m'indiquerez.
— Vous avez donc peur de venir me retrouver chez moi ?
— Non ! Mais comme vous n*avez rien fait préparer, je craindrais de vous causer un dérangement quelconque. Voulez-vous vous trouver à minuit, à l'angle de la rue "* et du boulevard?...
— Je le veux bien... — Quel établissement est-ce là?...
— Un restaurant fort aristocratique oii l'on reçoit toute la nuit.
— J'y serai. Mais en attendant, allons dîner...
Quand le gaz commença à faire luire sur la façade des boutiques ses mille rayons blanchâtres, et que le vieux Paris plongé pendant quelques minutes dans l'obscurité du crépuscule se fut illuminé de toutes parts, comme s'il eût emprunté au ciel ses 'gerbes de brillantes étoiles pour les suspendre au fronton de ses mai-
'18 LE COMPÈRr l[:rodx.
SODS, Champcarré sortit d'un cabinet du café
Anglais avec sa nouvelle maîtresse.
Il la tutoyait, et nous savons ce que ce tutoiement voulait dire.
Moustache partit de son pied léger pour rOpéra, tandis que le jeune homme, qui ne savait comment passer son temps, entrait au Gymnase.
Il écouta d'un air distrait les deux premiers actes et s'en alla avant le dénouement d'un imbroglio de M. Scribe. L'idée ne lui était pas venue d'assister à la représentation que l'on donnait^ à l'Opéra. — Nous savons qu'à l'ex-
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ce.ption du ballet, ce théâtre l'ennuyait profondément ; puis, l'absence de la Borghetta n'était pas une raison bien décisive pour l'attirer dans la salle de l'Académie impériale
Il se mit donc à arpenter silencieusement le boulevard jusqu'au moment où les passants devenus plus pressés et les voitures plus nombreuses eurent indiqué que la sortie des spectacles commençait.
Alors, il se dirigea vers le restaurant où Moustache lui avait donné rendez-vous.
C'était une petite nMisoa basse, écrasée ou
120 Li: COMPÈRF. LEROUX.
plutôt épalée, mais d'une honnête apparence. Elle ne possédait qu'un seul étage au-dessus du rez-de-chaussée.
Ce rez-de-chaussée dont la façade était éclairée par un demi-cercle de gaz, formait une large arcade appuyée de chaque côté sur des pilastres de pierres de taille.
A la hauteur de la frise de la façade, une lanterne dorée servait d'enseigne, au-dessous une porte à deux battants ornée de glaces donnait accès dans la première salle de l'établissement.
Celte salle était affectée aux consommateurs
do bière et de café. On y fumait. — Un billard se dressait au milieu; une vingtaine de personnes jouaient ou lisaient les journaux autour d'une demi-douzaine de petites tables de marbre.
Champcarré se dit que ce n'était point dans cette première pièce que Moustache avait dû lui donner rendez-vous. Néanmoins, comme la porte de communication de cette salle à une autre était fermée, il crut devoir s'adresser h la dame du comptoir.
— J'attends ici quelqu'un pour souper, lui dit-il ; il y a sans doute une autre salle?
La dame prit un air pincé, et répliqua :
122 LE COIttPÈRE LEROUX.
■ — Je ne sais ce que vous voulez me dire, monsieur. Il y a en effet une autre salle, mais ..
Le jeune homme n'était pas assez niais pour ne pas s'apercevoir que la limonadière désirait savoir quelle espèce de convive devait venir le retrouver.
— Quelque fatuité qu'il y ait à confier ceci, dit-il, — c'est une dame que j'attends, et ce n'est pas moi qui ai donné rendez-vous à cette dame. C'est cette dame qui m'a donné rendez-vous. Elle appartient au corps de ballet de l'Opéra.
— C'est difl'érent, monsieur, reprit en
souriant rinlerlocutrice de Champcarré. Je vous demande mille pardons. Je vais vous conduire moi-même. Si pourtant vous vouliez me dire le nom de cette personne, je pourrais vous indiquer le cabinet qu'elle^ affectionne plus particulièrement.
Champcarré ouvrit les yeux et les oreilles. Il éprouvait un nouvel étonnemenl.
— Diable ! dit-il. Votre établissement est donc une loge de francs-maçons?
— Précisément, monsieur. C'est la franomaçonneriede l'élégance et du plaisir.
124 LE COMPÈRR LEROUX.
— Mademoiselle Léontine est-elle ane des adeptes ?
— Mademoiselle Moustache !... Mais c'est la vénérable de l'ordre. Je vous fais mon sincère compliment.
La dame du comptoir ouvrit une porte qui donnait dans un corridor assez large pour pouvoir prendre le nom de galerie.
Ce corridor était brillamment éclairé, et de chaque côté on voyait de petites portes à fines moulures, ornées de boutons en argent.
, -r— Voilà le n"* 6, fit la dame. C'est là que rnaderaoiselle Moustache \ient souper de temps en temps.Voulez-vous l'attendre là ou entrer dans le salon?
— Entrons au saloD.
La dame poussa une nouvelle porte au fond du, corridor et Champcarré, tout ébloui, se trouva au milieu d'un tourbillon de jeunes gens élégants et de jeunes femmes parées avec la plus grande somptuosité.
Les murs de cette pièce, qui était très- vaste, étaient tendus d'une riche tapisserie de Turin, d'une couleur violette, qui prenait au feu
12G LÉ COMPl-RK LEROUX.
des candélabres les teintes les plus chatoyantes.
Des canapés régnaient tout le long des murs et une grande table, chargée de fleurs et de tasses japonaises, occupait le centre de ce salon.
D'abord, Champcarré ne remarqua rien.que les silhouettes vaguement blanches et noires des hommes et des femmes. Puis ses yeux . s'habituant à cet éclat qui aveugle comme l'obscurité, il reconnut parmi toutes ces personnes qui avaient les allures d'habitués quelques-uns de ses amis, et notamment le vicomte avec mademoiselle Babel.
LE COMPÈRK LEROUX. 127
Il alla leur serrer la main à tous.
— Comment diable t'es-tu fourvoyé jusqu'ici, mon sauvage ami? lui demanda San Colombano. Il y a bien trente-huit heures que je ne t'ai vu,.
— J'attends cette pauvre Moustache que tu as si méchamment délaissée. Il faut bien que je la console un peu de ton abandon.
— J'ai pris les devants, comme tu vois !... Moustache ne parlait que de toi du matin * au soir. J'ai laissé l'abeille volage s'enfuir à la ruche qu'elle préfère.
— Pauvre Moustache !
128 LE COMPÈRE COMPÈRK.
-- Ne la plains pas, mon cher, c'est une excellente fille qui ne sera jamais comme feu Calypso. Ulysse parti, elle s'empresse de retrouver Télémaque... sans Mentor.
— C'est bien ! Mais j'ai de graves reproches à l'adresser, San Colombano !
-Bah!
— Voici un petit Èden que tu ne m'avais pas encore fait connaître?
— C'est l'occasion seule qui m'a manqué. Tu es continuellement occupé d'une chose ou
d'une autre; et je me proposais de profiter d'un moment ou tu t'ennuierais pour telairo faire connaissance avec le papa Triel.
— Quel est ce papa Triel ?
— C'est le propriétaire de ce charmant établissement.
— Et oh le voit-on? î
— Ah! voilà la difficulté. Le papa Triel existe, puisque c'est lui qui dirige ce restaurant. Mais personne ne l'a jamais vu. il est semblable au prince invisible des conteL^ de Perrault.
iT. g
— Nous sommes donc ici dans un palais féerique !
M, de Pen-Goët s'interposa.
— Est-ce que cela t'étonnerait , Champcarré? dit- il. Dans mes voyages aux Antilles, j'ai vu un palais flottant qu'un magicien Malais...
Un éclat de rire accueillit le commencement deceréci{.
— Alors, je ne dirai rien, rnurmura le marquis ; mois ]o vous fais observer, mesdames et
LE COMPÈRK LEROUX. 131
messieurs , que vous perdez une histoire superbe.
' — Bah ! dit le comte de Barloy , tu uous as déjà raconté cent fois cette histoire.
— Il faut croire que j'étais ivre quand je l'ai racontée , car je la supposais complètement inédite.
— Le papa Triel ! Le papa ïriel ! fit Champcarré. Je tiens à savoir ce qu'il en est du papa Triel!...
— Eh bien ! mon cher, continuai© vicomte,
132 lE COMPÈIVE -LÈhoux.
je n'en sais pas plus que toi. Seulement, si j'en crois les on-dit, le papa Triel est un sylphe, un génie familier qui soutient de ses écus l'établissement où nous nous trouvons. Lance une traite de cinquante mille francs sur le papa Triel, tous les banquiers de Paris la solderont sans plus murmurer que les soldat» de M. Scribe.
— Ce Triel est encore plus drôle que Lehmann?
Les lèvres de San Colombano tremblèrent un peu.
— Oh ! continua-t-il, sans que personne se fût aperçu de ce tremblement, Lehmann est un
Lj: COMPÈRE LEROUX. , 133
personnage vivant; je l'ai touché. Il ue s'est pas évanoui en fumée sous mes doigts; mais Triel est un être tout à fait immatériel; c'est un esprit...
— Qui doit en avoir beaucoup, fit le jeune homme, puisque sans exister il fait si bien ses affaires. Mais comment prétendais-tu me présenter à cet être de raison ?
— Qu'importe la cause quand on peut avoir l'efî'et?
— C'est juste.
La porte du salon s'ouvrit de nouveau et Moustache apparut.
13|. LE CPMPÈRE LEROUX.
Un hourra général la salua et chacun s'empressa de courir au-devant d'elle. Mais la danseuse, après avoir répondu légèrement è cette ovation, alla s'asseoir auprès de Champcarré.
— V Je meurs de faim, dit-elle.
— Est-ce que vous seriez fâchée contre moi, ma bonne Moustache? lui demanda le vicomte.
— Et pourquoi donc, mon cher vicomte?
répondit-elle.
— Alors, vous nous ferez l'amitié de nous inviter k souper, moi et votre camarade Babel.
LK œMPÈiŒ Ltnoiix. 135
Pardieu! dil Champcarré, au n" 6, en-
core
— Je vous aurais bien invités moi-même, fil San Colombano, mais j'ai perdu au jeu ce soir tout ce que j'avais en portefeuille.
— Cela me rappelle, mon cher vicomte, que je te dois cent louis.
— Je ne te les réclame pas. Je n'en ai pas besoin. Demain je toucherai vingt mille francs de dividendes...
Ah ! je croyais que tu étais ruiné.
136 LE cUiMPÈiU': Lî:noiix.
— Je le suis en effet. îl ne me reste plus ({ue soixante ou qualre-vingl raille francs de rentes.
Champcarré ouvrit de grands yeux.
— Hein 1 fit le vicomte, tu doutes?... — je vais le prouver que je suis dans le vrai.
Inutile, mon cher. .
Malgré les réclamations de Champcarré, le vicomte tira de son portefeuille une lettre signée : Tîiel, par laquelle on l'invitait à venir touciier le lendemain le dividende trimestriel
Ll<: COMPÈ»;E LEROUX. 1 37
de ses actions sur les soufrières de CHymaiaya.
Champcarré jeta un coup d'œil sur cette lettre.
— Encore ce Triel !... dit- il.
— C'est le plus grand capitalisle de Paris, mon cher. Il est administrateur honoraire de presque tous les chemins de fer; il a sur la mer où Dieu met ses colères, comme dit Victor Hugo, plus de trente vaisseaux, sans compter les galères.
— Ne me parle plus de cet homme-là, Raphaël... Je vais en avoir peur.
— Oh ! les dîners ou les soupers qu'il fournit sont plus substantiels qu'il ne l'est luimême.
Les quatre commensaux entrèrent dans ce fameux n° 6 que Al ous tache, avait-on dit, affectionnait par-dessus tous les autres cabinets.
C'était une délicieuse petite salle à manger ornée avec sobriété, mais de la façon la plus confortable.
Le souper fut servi sur table.
Pendant ces premiers services, Mathieu
LE COMPÈRE LtROUX. 139
-mangeait du bout des dents et semblait sous le poids d'une préoccupation soucieuse.
— Je parie, lui dit Moustache, que je sais à quoi tu penses ..
Devine, répondit-il.
A la Borghelta, n'est-il pas vrai?
— Pas complètement, ma chère. Je songe au premier souper que nous avons fait ensemble. Naturellement ce souvenir me ramène à celui de la Borghetta.
— Ah ! Et ce souvenir n'est-il pas mélangé d'un peu de regret ?
— Je serais trop galant pour l'avouer, si cela était. Mais en me rappelant ce repas, je ne puis m'empêcher de faire les plus philosophiques réflexions.
— Si ces réflexions sont attristantes, mon cher, fais-nous-en grâce, dit le vicomte.
— Elles ne sont pas boufi'onnement gaies, mais elles ne sont pas tristes. Cependant je ne vous en confierai qu'une seule ; c'est que j'ai ce soir une terrible envie...
LE COMN'IIR LEROUX. ni
. — Laquelle?
— Celle de me griser.
Léontine fit une moue de mauvaise humeur.
— Oh ! le vilain ! s'écria-t-elle.
— Je ne suis pas de votre avis, Moustache, fit le vicomte. Quand on n'acquiert que de la gaieté en se grisant, je trouve que ce n'est pas un mal. Je me grisais fréquemment autrefois. Maintenant, je ne peux plus; et je le regrette.
— Je ne sais pas si je suis gai étant ivre.
142 LE COMPi'RF, l.EROUX.
Je ne me suis jamais grisé. Mais je ferai un jour ou un autre cette expérience.
Cet incident n'eut pas de suite. •
La conversation s'était généralisée, on parla de tout et de tous, et les sombres pensées du jeune homme s'envolèrent de son front.
D'ailleurs Moustache était agaçante plus encore que d'habitude. Elle cherchait par une multitude de coquetteries à chasser l'image de la Borghella de l'esprit et peut-être du cœur de son nouvel amant; puis elle s'efforçait aussi de faire enrager San Colombano pour
LE COMPÈHE LEKOUX. 143
lequel elle n'avait pas déployé le quart de ces stratagèmes amoureux.
Cependant les vins circulaient. On vidait les bouteilles avec une rapidité excessive.
Déjà mademoiselle Babel s'était répétée plusieurs fois. — Moustache elle-même, la grave Moustache, sentait que ses yeux se rapetissaient étrangement.
San Colombano venait de raconter avec une verve toute italienne l'histoire des parties qu'il avait perdues contre le marquis'et contre Barloy dans cette soirée.
144 LE COMPÈRE LFROTTX,
— Tu n'as jamais joué? — demanda-t-il à Champcarré.
— Pas souvent. Quelquefois à l'écarté quandj'allais dans mon pays aux soirées du préfet.
— L'écarté, bon Dieu ! voilà un jeu ridicule ! Vive le lansquenet ! c'est du reste le jeu à la mode.
— Tiens ! je croyais qu'on ne le jouait plus depuis Colbert.
- Rhéloricien, va! On l'a toujours joué;
LE COMPÈRi: LEIlOUX. ' 145
parce qu'il peut admettre un nombre illimité de joueurs, et que c'est celui qui procure le plus d'émotions.
— Je ne le connais pas.
— 11 est très-simple. Veux-tu que je te l'explique?
— Oui.
— Eh bien. On prend deux, trois, quatre, cinq ou six jeux de cartes, ou plus encore. — Le banquier, c'est-à-dire celui qui tient les
cartes, fait couper à gauche après avoir annoncé la somme qu'il veut jouer ; puis il place à sa gauche la première carte retournée et la seconde à sa droite. La première est pour lui,
la seconde est pour les joueurs o\i pontes. »
Ensuite il retourne toutes les cartes, jusqu'à ce qu'il en fasse sortir une pareille à la sienne ou à celle des pontes. Si lasienne arrive la première, il gagne, dans le cas contraire il perd.
— C'est tout à fait un jeu de hasard.
— Oui ! Voilà pourquoi je l'aime. — L'habileté n'est pour rien dans ce jeu-là. On parie soit pour le banquier, soit poui* lés^ pontes. Et l'on peut même jouer airisî sans que fiersoîlnë s'en aperçoive.
LE COMPÈnE LEROUX. 147
— C'est fort simple et fort ingéuieux. Est-ce qu'on joue à ce jeu ici ?
— Quelquefois. Mais la police est si ombrageuse par le temps qui court, qu'on ne joue que dans une salle secrète.
— Tu piques ma curiosité, j'ai beaucoup entendu parler de tripots ; je n'en ai jamais visité un seul.
— Eh bien ! si tu veux; demain soir....
— Pourquoi pas aujourd'hui?
148 LE COMPÈI'.E LKHOL'X.
— Ne te Tai-je pas dit. Je suis complètement dénué d'argent et je ne voudrais pas te laisser jouer seul.
— Mais les cent louis que je te dois.
— Tu peux en avoir besoin ; moi je les perdrais frop vite. Je sais qu'ils sont en sûreté entre tes mains....
A demain donc.
— D'autant plus qu'il est fort tard, ou trop bonne heure. Si nous perdions nous n'aurions pas le temps de nous rattraper.
— C'est juste.
Trois heures en effet venaient de sonner et les habitués commençaient à sortir silencieusement du salon.
Les quatre amis le quittèrent à leur tour.