‹ Le Compère Mathieu, ou les Bigarrures de l'esprit humainChapitre 12 sur 28 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

L« comipère.fésoat de quitter Paris et de partir pour la Hollande. ««-ATeatnre q«ft loi anire au aMNnent deaâo départ» ■^ Son arrivée à Senlii.

Lorsque le •compère Mathieu nous eut fait le lëcit de son aventure y il nmv» dit que puisqu'il n'y avait plu? de sûreté pour lui à PariS/ il était résolu d'aller en Hollande. Nous parttmeftdoBC le lendemain matin ; mais à peine avions^-aous fait lirente pas , qu'un homme vinC re^der «ffrontëncDtle compère sous le nez , le saisit au!«ollet y et lui dit à^tm ton effrayant : Je t'arrête de par le roi! C'^éfcait un de «es mauÂts joueurs d'échecs, c'est à dke un des sergensqui cherchaient le pauvre C4(»mpè;re. Le philosophe fuft déconcerté du compliment; maïs s'itafitTentts>dattB la minute , îl dit à cet homme : Aqiioi vous'seryiMH-t^il de m'arrôter? acceptez plutôt viirâtt-ciniT kHiîs que je vais veus donner , et faites senfabotM neWavek pas vu. — Les vingt-cinq louis xfseathêA ouwirdevx grands yeux au sergent , il nous dit de.ie^uiyndanB un'jcabaret voisin , ojt s'étant fait donner une (^anobre partievdière, il dit au compère : Mon ami^ j'ai le^ceur si bon , je suis naturellement si compatissant, que , du premier instant que je vous vis, j'aispnti k flua^rive-iiudination à vous dervir ; mais je ne pus'le faire ^ attendu que fêtais en jhrop forte compagnie. Grabe à Ojieu ! aujourd'hui que je suis seul , je

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puis satisfaire uti si louable désiri moyennant la petite reconnaissance dont vous venez de me parler.

Il n'était point temps de marchander! il Tétait encore moins de faire les mutins y une escouade du guet qui ëtait à quatre pas de là aurait pu prendre part à la querelle : le plus court était de ne pas laisser refroidir le zèle du sergent et de lui donner les vingt-cinq louis , ce que le compère fit à l'instant*

Le sergent ayant ramassé et empoché cet argent y nous dit f en se frottant les mains : Vous voyez , Mes-* sieursy que je ne suis point de ces gens qui n'aiment que plaies et bosses , et qui ne font consister leur bonheur que dans le malheur d'autrui. Vous venez d'éprouver combien je suis compatissant*^ vous allez voir que je ne suis pas moins désintéressé. Holà! notre hôte , à déjeûner pour ces messieurs.

Lorsque le déjeûner fut servi , le sergent dit au compère : Pour vous , monsieur , je ne vous conseille pas de sortir d'ici avant que je vous en avertisse : mes confrères vous espionnent assidûment dans ce quartier , où Ton sait que vous êtes encore^ malgré le risque que vous avez couru avant-hier à côté de mon camarade et de moi. Oh ! si nous vous eussions vu albrs , vous étiez perdu sans ressource. Celui avec qui j'étsus est un nouveau venu, en présence duquel je me.serais bicA donné de garde de vous témoigner la moindre compassion. Tudieu! dans notre métier ^ il faut connaitre son moudc ; mais j'espère qu'aver le târnp» il prendra l'esprit du corps , et qu'il ne iera plus de trop lorsque quelqu'un de nous voudra avoir pitié d'aulrui. Le compère remercia très affettijbeuaemeuicetlnomm^! et le régala de la bourde suivante : . . .

Monsieur , par tout ce que vous venez de Caire pour moi, je ne doutepoint que vous ne sojez.rhommedu monde le plus propre et le plus digne d'apprendre un secrot

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duquel dépendent xnonbanheur et ^a vie. -^- Parlez ; dit le sergent I vous vous confiez au 'silence même. -^ Sachez donc , reprit le compère ^ qii*après avoir été délivré des griffes de défunt votre exempt , par la méprise des amis du martpiis de Barjolac, je pouvais m^en^ir de Paris, m'exempter du risque que j'ai couru y et des frayeurs continuelles que j'ai eues; mais j'y suis retenu par des liens invincibles ; l'amour m'attache à la jetine comtesse de Lassy , le seul obiet de ma tendresse et de mes vœux. — Cela se peut , ait le sergent; mais quoique vous me paraissiez avoir beaucoup de mérite, je ti'ouve une terrible différence entre votre condition et celle de la comtesse de Lassy. — La différence n'«st point si terrible que vous lé croyez, reprit le compère ; tel que vous me voyez, je suis le fils et l'unique héritier du marquis de Gourgnac , un des meilleurs gentilshommes du Bas-Poitou, jouissant de plus de vingt mille livres de rente.

L'été derniei'^ je vis pour la première fois mon aimable comtesse chez une de ses tantes qui démettre dans notre voisinage , et dès ce moment je ne cessai de Taimer. Pendant quaù'e mois qu'elle fut chez cette, tante , j'eus le temps de lui faire connaître mon amour, et le bonheur de le voir payé du plus tendre retour. Enfin, * après nous être jurés une fidélité inviolable, 4îUe partit ; et , pour comble d'infortulie ^ m^on père me déclara le même jour que j'eusse à me dét^miner à épouser la fille du baron de Hochepot,, iiotre voisin. La proximité des biens , certains intérêts de famille , la liaison étroite qu'il y avait entre mon père et le baron, furent Ids raisons s^ffi8antes pour oçmclfire vei mariage à Tirasti des parties les plus intéressées ,. c'est-àrdire de la baronne et de moi. Comme mon père à'est point de ces gens à contredire, qu'il est vif, emporté, hargneux, bourru, ivrogne, orgueilleux, tracussier, dbsdki^ tel, enr un

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oaol: I que la jplupait dé ces ge^tiliboiiiiiicf sans édacà-^ tion 9 qui n'ont d'autre quaihë que eelle dejurer^ chasser ^ se solder, fdaider, €stropier leurs raiets^ battre leurs gardes 9 miner leurs fermiers , faire enrager madame I «ugrosser ses femmes et tyranniser leurs fam0<les^ je ne m'avnai pas de faire le reréehe. Je suppose que dans cette œcasûm la baronne ne la fit pas non plus; outre qu'on la disait amoureuse connue une ckati» ; je ne lui ëtais point mdtffërent. Mais qui aurait pu abandonner Tadordile I.4MSf ! et quelle dinérence , grand Dieu! entïe l'objet dont mon coeur avait fuit choix ^ celk i^l'ou me destinait 1 Ma chère Lassy est le chef-d'-eenvue le plus parfait de la nature , et la baronne était borgne ^ chassieuse ; bossue, tortue, boiteuse, lunatique ^ puante , maussade , et pour surcroît, elle avait le outoris ùxt comme un eomichou , c'est-àdire que ma futare était hermophrédite. Quand même je n'eusse point aimé la comtesse, et que la baronne eût été une personne accomplie, l'article du clitoris m'aurait (entièrement révoHé. Cependant mon père ne m'eut point sstât signifié sa volonté suprême ^ que je m'écriai en me jetant à ses pieds : O mon très-honoré père ! béni soit l'heureux moment qui me procure l'occasion de vous prouver mon respect et mon obéis- . sance! Quoique j'aie senti de tout temps une secrète aversion pour le mariage ^ je vous fais un sacrifice de mon inclination, et j'épouse la baronne tout^à-l'heure, s'il âc/d&rut . «^ filon père , péné^é de joie , m'embrassa pourlapremière fois de sa vie , et courut sur<-le-champ chez le baron pour convenir du jour de la cérémonie. . X.e bonhomme ne fiit pas à une portée de fusil de la maison, ique j'enfon^ila porte de son cabinet^ et lui edevai un sàc de n^ille écus ^qui ^it sur ^on bureau ; après quoi je montai sûr u» cheval que je laissai à la première poste , eH j'airivai À Paris , où je me cackai si

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liieD y que , qwedipies recherches que rem fit , on ne put me découvrir.

Mon premier soin j après mon ansirée en cette ySïej fut «de tfonner de mes Bouyeibis ii tma comtesse ^ et de -concerter les moyens de nous voir y ee qu'une de aos iunnnes etun lacpmisuouB facilitèrent. Troisaaiscapi'èSy j'ippris que mon père ëtait tomJbré dans une panOjsie incurabie y que le haron était devenu fou j et que sa fitte était morte d^nn msd de -rute.

Malgré «m duingement si favorahle, je n'osai re^ -tourner en Foitou, ni Cure tenter d^obtenir mon pardon. Le marquis de Gourgnac est un homme terrible et inexorable ; ce n'est que par «a mort «que je puis trouver un remède à ma situation ^ et me voir eu état de domoer la main à la comtesse de Lassj.

Je vous ai dit , continua ie compère y que j'avais apporté un sac de mille écns à Paris:^ mats cette. «omme 'U'était point assez considérable pour me faire iiubsisler long-temps : ignorant d'aiUeurs ée moment où il plaira A mon père de partir de ce monde , j'ai pris le parti de subvenir à ma dépense en me disant «ifeeiir. Gamme je n'ai ni assez de talent; ni assez d'éruption pour entreprendre un ouvrage savant y utile «t ^eoa^ ; qu'au reste y cette sorte de Iwsogne est très^longne.; que gracie à Fespn t du «siècle y les libelles et la satire sont amourd'hui ies livres >à la mode les mieux payés y et qu enfin j'ai reeprit naturellement .caustique y je me >mid à faire quelques petite» pièces qui -me rnppwrtèsent i>e«iicoup d'argent; mais qui m'attirèrent aussi 'la dis^ace ii|ue vous savez. Voilà mon état; et' ma résolution :est de m'j tenir, surtout , ô mon bienfaiteur! s'il vous plaisait m'indiquer les moyens de pouvoir demeurer eo cette ville y et d'écrire en dépit de la police et de ses recheKches^ Si cela se peut fairci je v6us proijnets vio gt pistoles par mois; dont voiei le pramiev d'avance.

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Le servent ^ non moins surpria et enchante de la ^é*nerositë au compère que de sa franchise et de sa confiance f s'écria : Ah ! mon cher marquis , je n'j puis tenir ; oui , je ne me borne pas au petit service que je viens de vous rendre ;]c rëponds sur ma tête du moindre trouble qui pourra vous arriver dorénavant. Je parlerai à qui il appartient (i), et dès demain vous pourrez courir impunément toutes les rues de Paris , moyennant que' vous endossiez une soutane y et que vous preniez le petit collet pour vous déguiser; non content de cela , pour peu que votre père tarde à par^ tir de ce monde y je me .fais fort de vous faire épouser la comtesse de Lassj en attendant qu'il meure. Je connais ici quelques prêtres de mes amis qui vous marieront à fort bon compte ; ce sont de ces ecclésiastiques honnêtes et désintéressés qui donnent les messes à nuit sous, etqui nese tirent d'af taire que sur la quantité qu'ils en disent /ou dont ils se chargent. Si vous avez besoin de notaire , de témoins ^ etc.^ c'est la même chose ^ j'ai tout sous la main et à un prix raisonnable ; enfin y pour gage de ma parole , ainsi que pour sceller les nœuds de l'amitié sincère qui m'attache à votre personne^ je vous prie de me faire l'honneur d'être le parrain d'un fils dont ma femme est accouchée la nuit dernière. — Mon compère le marquis accepta la proposition : l'on bat quelques rasades à l'heureuse issue du compérage et de l'affinité future y et le sergent, ayant promis qu'il viendrait chercher le compère lorsqu'il serait temp» ^ partit pour aller à ses affaires. .

Lorsque nous nous vimes seuls, je demandai au

(i) J'ai réfléchi cent fois sur les paroles du sergent:* Je • parlerai à qui il appartient, etc. > J^avouc que je n'ai jamais pu devintcr à qui l'on pourrait parler A Paris poar faire imponéœcnt des libelles et des observations sqr le gouvernement.

lu

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compère Mathieu ce qu'il attendait d^ la fable ridicule

Su'il venait de débiter à cet homioe , et auquel il aVait onnë presque le reste de notre argent. — Je ne le saispas trop 9 me répondit-il. Gomme la vanité^ Ta varice et la gourmandise sont trois passions qui ont beaucoup d'empire sur les hommes , j'ai voulu prendre celui-ci par ce faible en Thonorant d'une fausse confidenc^^ en ni faisant une largesse à laquelle il ne s'attendait pas , et l'amener insensiblement à un certain point de débau*. che, ou profitant du moment que le vin lit son effet, j'eusse pu lui escamoter l'argent que je lui ai donné et lui dire adieu sans parler^ mais je vois que cette affaire prend un tout autre train y et Dieu sait quelle en sera l'issue. Cependant je suis résolu de pousser la fortune jusqu'au bout. — Mon cher maître , dit Diego , j'espère

3u'avec le secours du ciel nous sortirons glorieusement e ce pas; votre bon ange ne vous a point inspiré sans sujet l'histoire que vous avez contée si naturellement au sergent. Eh ! comment n'en sortirions- nous pas , puisque les sacremens s'en mêlent? — Malgré la crise cruelle où nous nous trouvions, je ne pus âi'empécher de rire de l'expression de Diego; et tout ignorant que je suis j je dis en moi-même qu'il fallait être bien idiot, bien superstitieux et bien Espagnol pour parler ainsi.

Il était près de huit heures du soir lorsque le sergent rentra ; il pria le coiSpère de monter dans un carrosse qu'il avait amené, et nous invita, Diego et moi , d'en faire autant.

En arrivant au logis du sergent, nous entendîmes un carillon, qui nous fit croire qu'il j avait quelque dis-

Sute dans la mai&on ; mais étant entrés^dans la chambre e l'accouchée , nous trouvâmes une demi-douzaine de femmes autour de son lit, dont la plupart étaient ivres , et qui parlaient toutes à la fois,

Le sergent dit à son épouse : Ma mie, certaines

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affiiirefl que f ai eues dans la journée m'ont empêche d'aller prier ton frère le cliarculîer de venir nommer notre enfant; en reranelie, roict M. le marquis de Gourgnac qm Tent bien nous faire llionnear d'être notre compère. Je sois an désespoir de ne pouvoir lui donner une commère de son rang ; mais j'espère que M. le marquis ne désapprouvera pas le choix que j^ai fait de la mie de notre ami Thibaut k guichetier ; c'est une demois^e qui, par sa jeunesse , sa beauté , sou e^rit, ne le cède en rien aux plus hupées de Paris.

La seigenfe fut très sensible à la grâce que M. le marquis de Gourgnac daignait lui (aire : ils se firent TuB à l'autre beaucoup de complimens^ après quoi , et selon l'usage reçu, le compère fut obligé d'embrasser non*seulément l'accouchée , mais encore toutes les voisines ivres ou non-ivres , le nouveau-né , la nourrioe , la sage-femme , la garde-enfant , un carme , une laitière 9 un garçon boulanger, tous parens de la maison , ainsi que trois ou quatre petits sergentereaux qui couraient par la chambre.

L'accolade était à peine finie , que la commère arriva* Je puis dire que le sergent n'avait point flatté le portrait; auséi le compère la lorgna-t-il d'un œil si philosophique I que je jugeai qu'il eût mieux aimé contracter avec eUe une ^nite plus proche que le compérage.

Environ une heure après l'arrivée de cette demoiselle, le sergent pria le compère de prendre les devans av^c elle et l'enfant, et ajouta qu'il allait suivre. Après quoi il nous dit, à Diego et à moi : Mes amis , toutes les personnes que vous voyez ici sont de la fainille et ne vous connmssent pas; mais comme il pourrait se faire que pendaint mon absence il vînt ici quelqu'un de qui il est inutile que vous soyez vu , je vous prie d'entrer dans le salon voisin , et d'y vider une bouteille

que je rm vons envoyer y en attendant notre retour; Lia bouteille étant venue ^ il but un coup à notre santé; puis il entra dans un cabinet joiffnant, où^ après avoir mis les louis que le compère lui avait donnes dans une boite qui était sur la cheminée ^ il sortit^ oublia k def sur la porte y et courut rejoindre son inonde à Téglise.

Lorsque nous fûmes seuls , fiiégo s'^ria : O vous , qui avez inspiré à Judith' le courage dVgorger Holo^ pheme ! accordez^moi l'adresse et la fermeté de voler ce maudit sergent. Ayant fini ces paroles, il fit trois signes de croix, dit son in manus, ouvrit la porte du cabinet, mit la boite dans sa poche, referma la porte, et fut jeter la clef dans le privé de la maison.

Lorsqu'il fut de retour , il me dit : Mon cher Jérôme, voici la moitié de la besogne finie, prions maintenant saint Agalhocle qu'il la conduise à une heureuse fin. En même temps il tira son chapelet, se mit à prier, et pria jusqu à ce que l# sergent et son monde fussent de retour.

Quoique l'on ne tardât guère à servir le souper^ j'eus le temps de conter l'aventure au compère , et les frayeurs qu elle me causait ; mais lorsqu'il eut appris que la clet était perdue , il me rassura , et parut aune humeur charmante pendant tout le temps que Ton fut à table , c'est-à-dire toute la nuit.

Sur le minuit , l'Espagnol sortit pour mielques nécessités naturelles , et un moment après il poussa un cri épouvan taille ; l'on courut voir avec la lumière s'il ne lui était point amvé quelque malheur , et on le trouva tombe sur le carme qui exploitait la nourrice au pied d'un escalier , ce qui faillit troubler la fête ; mais le sergent ayant dît que^ela arrivait assez fréquemment & son parent, et Diego n'ayant reçu d'autre mal qu'une égratignure au bout du nez , chacun reprit son train

ordinaire; et le sergent, qui n'avait cessé de chanter depuis plus d'une heure y se mit à chanter de plus belle, et chanta tant, but tant, parla-tant, que vers les trois heures il fallut remporter ivre sur son lit.

Comme il était dans un état à ne s'éveiller de plus de six heures , nous demeuribnes jusqu'à ce qu'il ftt jour. Alors ayant pris congé de la compagnie, ainsi que de l'accouchée, nous sortîmes de Paris par la porte Saint- Antoine; puis, prenant à gauche , nous tirâmes à vue de clocher droit à Senlis.

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