‹ Le complot de Sarajevo, 28 juin 1914Chapitre 14 sur 16 · LES MEURTRIERS · texte numérisé non relu

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arrêtée par la censure ni démentie par le ministre des Affaires étrangères, ce qui n'aurait pas manqué si elle eût été fausse. Nous pouvons donc en conclure que Cabrinovic était à Belgrade pour quelque mission utile au gouvernement austro-hongrois et que les agents consulaires avaient intérêt à favoriser. Ne fallait-il pas, en effet, qu'il fût prouvé que l'instrument du complot avait séjourné dans la capitale de la Serbie où il avait pu être en relation avec les agents du gouvernement serbe ?

La défense de Cabrinovic et celle de Princip devant la cour de Sarajevo sont caractéristiques. Le premier soutient la thèse autrichienne. Selon lui, « l'idée de tuer l'archiduc François- Ferdinand n'a pas été une inspiration spontanée des accusés ; elle leur a été suggérée par le milieu dans lequel ils vivaient à Belgrade, Princip, Grabez et lui (^). w L'homme aux bombes assure d'autre part « qu'il prend toute la responsabilité de ses actes et qu'il emportera dans la tombe le secret de sa détermination ('). » Cabrinovic, on le voit, joue

(1) Sirajivo, op. cit., p. 146.

(*) Ihid., p. 82.

jusqu'au bout le rôle qui lui a été assigné. Princip, qui, dès le début, — les communiqués du K. K. Korrrespondenz' Bureau nous l'ont appris - — avait affirmé n'avoir jamais eu de rapports avec ses co-accusés, continue à l'affirmer dans sa défense. Il « déclare que l'idée de l'attentat est venue de lui et que c'est pour cela qu'il l'a exécuté (*). »

(1) Ibid., p. 147.

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