FEUILLE EN QUATRE CAHIERS ÉGAUX
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DBMI-FEUILLE EN DEUX CAHIERS ÉQAUX.
Dans les modèles d'imposition qui précèdent, nous avons négligé de faire figurer ceux qui sont d'un usage restreint, tels que rin-16, rin-20, rin-24, rin-30, rin-36, rin-48 , rin-64 , rin-72, rin-96 et rin-428. De ceux que nous avions à donner nous avons choisi les modes les plus élémentaires, qui sont en même temps les plus propres à favoriser Félégance d'un volume; car il est à propos de remarquer que , s'il est plus long et moins économique de plier une feuille de petit format
en plusieurs cahiers, il est aussi moins avantageux pour le coup d'œil d'ensemble et pour la proportion des marges de fond entre elles de réunir toute la feuille en un seul cahier compact.
Nous ajouterons, d'ailleurs, que l'étude attentive des impositions les plus usuelles pourra toujours donner la clef des impositions différentes que l'on voudrait adopter, et même de celles dont nous n'avons donné aucun modèle. Il suffira d'opérer sur une feuille de papier du format de Touvrage , en la pliant et la coupant suivant le mode de coupure et de division en cahiers que l'on croirait devoir préférer.
Supposons, par exemple, qu'au lieu de rin-12 en deux cahiers on veuille obtenir une feuille en un cahier sans coupure. On prendra une feuille blanche du format, qu'on pliera dans son entier en deux, de droite à gauche, comme dans le modèle en deux cahiers. On pliera ensuite en trois en ramenant vers soi les plis supérieurs, car il faut toujours se rappeler que, dans toutes les impositions quelles qu'elles soient, la première page doit toujours occuper l'extrémité gauche du bas de la forme, et qu'elle sera la première en dessus lorsque la feuille aura été pliée. On pliera enfin en deux et l'on aura une feuille en un seul cahier. Il sera dès lors facile de paginer chacune des pages, et, après avoir déplié la feuille, d'arrêter leurs places respectives sur le marbre. Ce mode d'imposition in- 12 est souvent usité pour les publications périodiques en raison de la facilité du pliage.
Cette habitude que l'ouvrier doit prendre de reconstituer lui-même, par le raisonnement , toutes les fanpositions dont il n'aurait pas le modèle sous les yeux, l'amènera peu à peu à parer sans difficulté à toutes les
éventualités, soit qu'il s'agisse, à la fin d'un volume qui ne se terminerait pas par une feuille entière, de la compléter par des cartons de titres, préfaces ou autres, soit qu'il y ait lieu d'utiliser un côté oji les trois quarts d'un châssis pour des tirages divers, susceptibles de s'accorder par le nombre et le papier*. La variété de ces combinaisons est infinie ; mais il sera facile de les résoudre par la méthode de synthèse et d'analyse appliquée comme nous venons de le faire, méthode que ne saurait remplacer la multiplicité dé tableaux qui resteraient, d'ailleurs, toujours incomplets.
Si nous n'avions à envisager que le côté commercial et financier de la typographie, nous nous abstiendrions d'entrer dans le détail des règles que nous nous proposons d'exposer ici. Il est reconnu qu'une bonne impression attire plus de clients qu'une bonne composition. Le plus .grand nombre se soucie peu de l'obéissance aux règles de l'art et s'attache surtout à ce qui frappe le regard par le côté le plus saillant. Mais ce ne sont pas les seuls intéressés qui doivent nous préoccuper. Indépendamment de la question lucrative, qui, nous le reconnaissons, n'est point à dédaigner, il y a la question artistique qui fait de Timprimerie plus qu'un vulgaire métier et qui suscitera toujours des adeptes et des admî-