POLYBE. TIMAGÈNE. DIODORE
Les points de réticence ou de suspension s'isolent du texte par l'espacement ordinaire lorsqu'ils représentent une lacune, soit en tête d'un alinéa, soit au milieu du discours à la suite d'un signe de ponctuation autre que le point. Car, s'ils suivent un point, ils font corps avec ce dernier, lequel est compris dans le nombre impair que Ton donne de préférence aux points suspensifs, lorsqu'il ne s'agit que d'un nombre peu élevé : trois, cinq ou sept :
Je soussigné ... demeurant à ... arrondissement de ... département de ... déclare, etc.
L'effigie portait c une camisole de satin rouge , doublée de
taffetas de même couleur; par dessus, une tunique de satin
blanc cramoisy, semé de fleurs de lys d'or ; un manteau royal
de Telours violet cramoisy »
Il importe aux Hellènes que la puissance des Macédones
soit abaissée, mais nullement qu'elle soit détruite
Dans tous les autres cas, les points de suspension ne s'espacent pas du mot ou de la ponctuation quMls suivent. Ils excluent toute virgule, mais non le pointvirgule, le deux-points, le point interrogatîf et le point exdamatlf, lesquels se placent après eux, s'il y a suppression d'un ou de plusieurs mots, et avant, si le membre de phrase est complet :
Ayant la fin du jour... on Terra qui de nous... Doit...; mais sortons, Nabal.
Que ne puis-je...! — Se peut-il que...?
Ayez-Yous dépouillé c^tte baine si Tire?...
Les typographes anglais font presque toujours suivre d'un cadratin le point final d'une phrase dans l'intérieur des alinéas, comme nous le faisons dans celui-ci. Cette méthode n'a rien de disgracieux dans les caractères à œil large comme sontles types anglais. Mais elle devient choquante dans les caractères serrés. Malgré l'apparence de logique qu'elle peut présenter, il n'y a pas lieu de l'adopter chez nous, où elle offrirait beaucoup plus d'inconvénients que d'avantages.
La virgule prend avant elle une espace fine. Telle est du moins la règle suivie dans de bonnes imprimeries. Toutefois, nous ne considérons pas cet espacement comme absolument indispensable dans les lignes moyennement espacées. On s'en abstiendra dans les lignes serrées.
Mais, aussitôt que la justification requiert un espacement plus large que la moyenne, Tespace fine avant la virgule est de rigueur. Cet usage ayant pour but de flatter rœil, il faudra tenir compte des blancs que certaines lettres finales portent naturellement, telles que les lettres r, v, y, et Ton se dispensera de mettre ime espace entre elles et la virgule.
On espace le point-virgule avec une espace moyenne. Autrement dit, le blanc qui le précède doit être au blanc total dans la proportion du tiers, le blanc qui le suit étant le même qu'entre les autres mots de la ligne. Ainsi, pour un espacement normal à trois points, on mettra avant le point-virgule une espace d'un point et demi ; pour un espacement à quatre points, une de deux points.
Le deux-points s'espace comme un mot, c'est-à-dire qu'il prend toujours, avant et après, l'espacement des mots de la ligne où il se trouve.
Les points interrogatifs et exclamatifs s'espacent dans la même proportion que le point-virgule.
L'apostrophe, dans l'intérieur de mots dont les lettres sont espacées, se colle à la lettre qui la précède et se sépare de celle qui la suit par une espace fine :