‹ Le compositeur et le correcteur typographesChapitre 67 sur 88 · M II · texte numérisé non relu

M II

mu

nu

es

omicron

bref

n TU

pi

rho

sigma

tau

upsilon

phi

ph

chi

ch dur

psi

ps

oméga

ô long

COMPOSITION DU OHEC. 199

Remarquons qu'il ne &ut pas donner notre son nasal à la dernière syllabe d'epsilon, omicron et upsilon, que Ton prononce brève, c'est-à-dire : epsilonne, omicronne, upsilonne. Chi se prononce ki. Le nom des autres lettres conserve la prononciation française ordinaire.

On voit qu'il y a deux lettres différentes pour le béta : l'un est initial (^), c'est-à-dire qu'il se met au commencement des mots^ l'autre est médial (6) et se place au milieu. Il y a aussi deux sortes de sigma : l'un initial et médial {<i), l'autre final (ç) ; ce dernier figure cependant quelquefois au milieu d'un mot, mais pour terminer un mot simple qui entre en composition avec un autre mot.

Quatre autres lettres affectent aussi quelquefois une forme différente, qui n'est plus guère usitée aujourd'hui ; ainsi il y avait le gamma long (T), le tau long (7), qui s'employaient en second lorsque le gamma et le tau étaient redoublés dans un même mot: le thêta initial (5), que l'on plaçait le plus souvent au commencement des mots-, et le pi (x;^) de forme antique.

Mentionnons enfin quatre signes qui peuvent se rencontrer, quoique très rarement :

4^ Le digamma (F), qui ressemble à un F français, moins la pointe supérieure du trait final de Tintérieur. Il représente une sorte d'aspiration et figurait aussi bien dans le milieu d'un mot qu'au commencement-,

2° Le sigmatau (ç), qu'il ne faut pas confondre avec le sigma final (q) dont la partie supérieure est moins allongée -,

S^Lecoppa (4)-,

4^ Le sampi (td).

Ces trois derniers signes servent uniquement à expri-

mer des nombres. Les Grecs, en effet, n'emploient pas de chiffres; ils constituent tonte leur numération avec les lettres de Falphabet suivies ou précédées de Faccent aigu, et auxquelles s'ajoutent seulement, comme signes particuliers, le sigmatau, le coppa et le sampi,

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