ACCENTS, ESPRITS, IOTA SOUSCRIT
Les Grecs font usage de Taccent aigu ('), de l'accent grave {'), de l'accent circanfleœe ("), du tréma {") et de deux esprits : l'esprit dotia; (') et respritn«fe ('). Tous ces signes s'emploient soit isolément, soit combinés ensemble de la &çon suivante :
" esprit doux accent aigu "" — rude — —
— doux — grave ' — rude — — "^ — doux — circonflexe * — rude — —
^ tréma accent aigu *^ — — grave
On rencontre aussi, mais très rarement, le tréma accent circonflexe (") eiY esprit rude et esprit doux ("). On est forcé de les composer en deux morceaux, parce que, à moins de commande expresse^ on ne les fond pas réunis.
On appelle iota somcrit un petit signe, simulant un iota, qui se place quelquefois sous les voyelles a, iq, a> (A., H, Q, a. Y], (j)), que l'on nomme alors lettres souscrites. Ces lettres sont susceptibles de prendre concurremment les accents et les esprits.
COMPOSITION DU GREC. 20t
U faut se garder de confondre l'apostrophe (') avec l'esprit doux (').
On fond quelquefois en un seul morceau les voyelles majuscules avec leurs accents, mais on obtient à peu près le même résultat, c'est-à-dire un rapprochement sufiisant, en crénant les grandes capitales et en fondant séparément chaque combinaison d'accents, comme on le verra plus loin dans le modèle de casse de M. Théotiste Lefevre. Il en peut être de même du P et de Fesprit doux ou rude qui raccompagne. Mais souvent aussi on se dispense d'employer des capitales crénées, afin de simplifier la casse.
Les accents, les esprits et l'iota souscrit ne modifient point pour nous la prononciation , c'est-à-dire que nous prononçons toutes les syllabes qui en sont accompagnées comme si elles en étaient dépourvues.
Nous prononçons le grec en général à la façon française i il y a cependant quelques petites difiérences que nous allons signaler.
Le son nasal n'existe pas. Ainsi, vuv doit se prononcer nune; t6v, tonne; pii^^zv, méganne.
Les consonnes finales doivent toujours se faire sentir. Aôt6ç se prononce autosse ; àv6p(OTCoç, ann'trôposse.
Les diphtongues at, et se prononcent comme dans les mots français travail y pareil; de même oi a le son mouillé du mot anglais boy (à peu près bo-ïlle en une seule émission de voix), et jamais celui du français moi.
Le Y a toujours le son dur, et, lorsque deux y se suivent dans un même mot, le premier sonne comme une n. Ainsi, oYYeXoç se prononce ann'guilosse. Nous ne conservons le son doux du y que dans les noms propres
correspondant à des analogues en français, comme rep[jLavot que Ton prononce Germanoil.
Le a a toujours le son dur, sauf la même exception que pour le y* Ainsi 'Acita se prononce Azia.
Le X se prononce toujours comme un k,
La ponctuation, en grec, diffère un peu de la nôtre.
Le point ( . ) et la virgule { , ) ont la même valeur qu'en français.
Le point en haut (*), semblable à un point retourné, équivaut à notre pointr-virgule ou à notre deux-points. On Tespace à peu près comme notre point-virgule.
Le point-virgule (\) répond à notre point d'interrogation, dont la forme française (?) n'est point usitée en grec.
Le point d'exclamation (!) se voit très rarement; on le remplace souvent par une simple virgule: