‹ Le compositeur et le correcteur typographesChapitre 72 sur 88 · DES FONCTIONS DIVERSES DU CORRECTEUR · texte numérisé non relu

DES FONCTIONS DIVERSES DU CORRECTEUR

Les opérations successives de la composition et de la mise en pages établissent dans le travail de la correction des divisions correspondantes.

La première épreuve, dite épreuve typographique ou simplement typographique, a surtout pour objet de rectifier au double point de vue de la reproduction fidèle de la copie et des règles spéciales de la composition. Les erreurs commises à cet égard par le compositeur revenant à sa charge, Fessentiel est donc de les relever avec soin.

Gomme il appartient à Fauteur de confectionner son texte, d'agencer ses phrases et de ponctuer, les foutes qui lui auraient échappé ne sauraient, strictement, retomber sur le compositeur. Mais il ne faut point exagérer cette ligne de démarcation et croire que ce dernier doive être un aveugle imitateur du bon et du mauvais. L'intelligence qu'on lui suppose doit laisser le champ libre à son initiative, et, chaque fois que des fautes d'or-

jamais d'y rencontrer des roses.? Non, ou du moins bien rarement. Courbé sur son pupitre du matin au soir, souvent du soir au matin, relégué dans un coin la plupart du temps obscur et malsain, g^lé pendant Thirer, étuvé pendant Tété, ou pendant les veillées par la chaleur du gaz qui lui dessèche les poumons et le cerveau, maudit d'un cdté par les auteurs pour lesquels il n'en fait pas assez, de l'antre par les compositeurs pour lesquels il en fait de trop : le correcteur est l'homme au monde le plus vilipendé par son entourage. Il a beau faire , il ne réussit à contenter personne ; du moins, on ne lui en fait jamais l'aveu. On ne lui parle de son travail que pour le déprécier. Qu'une feuille s'imprime sans une seule erreur, il n'a fait que son devoir; qu'il s'y rencontre la moindre des coquilles, il a fait preuve de négligence, quand même cette coquille se serait produite après coup par une cause fortuite qu'il lui eût été impossible de prévoir, à plus forte raison de prévenir. » (^Typologie Tueker, 15 mars 1878.)

[texte a corriger. — I

Avant môf me que M»« Oeshoulîj^res se fût fait con- (S/^l naître par son talent poétique, la captivité qu'elle a^t 0/ CU/i subie, pour ^««i^ avoir ê^fn son mari en Belgique, avait ^// «^W servi, non moins que son esprit et sa^j^uté, à la mettr^> ^^ ^=^ |-§j en réputation. Les vers qu'on lui adress^ de toutes (J aoi^f parti lu^onnèrent Tidée de répondre dift^s le même #/t cp style : crest ainsi qujelle fut poète sans y penser. iL /étude qu'elle avait faite de l'italien, de TespapK^ r/y et /du latin lui fut plus utile que les conseils à^/Jné^ryt^/

40 d'H jBSNAU^ qui se vantai^dej^lui avoir a ppris les th^e^liAcJ X// de la pqpjie. M»« Deshoulièrca jpau vre j étaiti au point (y) i r\ de se trouvjfcr heureuse hinej reoévoirrdel pension de ^ tjnJ 2,000 francs de la munificence d^t-po^ Louis j^. ^// ^IV H pension fut le prix de l'idylle si côjtnue qu'elle adressa Qlii^l^^j

15 au roi après la frnoy^J de son mari et qui commence ^ j/i^Myc/ par cet mots :

Dans ces prèi %iàri% Qo'arrose U^iDe, Cherchez qui vous mène, M^ d hè/si brebis.

ed±)

^s vers né doivent toutefois pas être ç§5£té5JP*^°^^ C iTmëfiieurs de Mi^ Des^oulières. Bile se montre à ^rn^H pn^H nonsljous /uj^ aspect /plus/favorable/dans/les^idylles if:f)///ll

intitu lées llesj JfotKoyu, jlesj Oiseaux l'^Buùitau et J^ UtaiJ >/ 25 i^rj.-:) -^ cof

^<lBlle»-ci renferment des pensées ingénieusea, déli-

Écates, un peu recherchées peut-être : c'est l'in convé^ nient des comparaisons trop prolong ée s; il est d iffici leA " qu'elles soient touj ours ég alement juslës, qu^eïlës nê/dg^l

30 viennent pas à la JèBfiSip f orcées, maniérées et prétentieuses. C'est ce qui arrive lorsque M»^ Deshoulièresldit au ruisseau, dont j^' compare poétiquement la de^îr. née à celle de l'homme :

[^isseaa, que vous êtes heureux 1 35 n n*est point parmi vous de ruisseaux infidèles.

]IIlx)Yfî<IQc Im ordres absolus pDe l'Être indépendant qui gouverne le monde Quand vous êtes unis, vous ne vous qnitteg pluft> ) Çjont qu'un antre ruisseau se roéle avec votre on^e,

(£doii«rd|lfeimech«t, fown. compht de litiérature moderne, (SH^/ ^1 t. U. le^oii ^BH^ p. tt|^ ^iff en

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