‹ Le compromis austro-hongrois de 1867: Étude sur le dualismeChapitre 126 sur 369 · Beer, Finanzen · texte numérisé non relu

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tions nouvelles de travail et de vie, Il y eutainsi, dans les premières années, une diminution des récoltes, beaucoup de ruines, des ventes forcées, une baisse de la valeur des terres, un renchérissement du crédit. Le gouvernement choisit ce moment pour retirer aux Israélites le droit, que leur avait concédé la Révolution, d'acquérir des immeubles : c'était interdire à une grande partie des capitaux autrichiens de s'employer à soulager (a crise de l’agriculture ; par zèle réactionnaire, le gouvernement augmentait ainsi ses Serbes se créait des diflicultés pour la rentrée des impôts comme pour le placement de ses emprunts ‘. L’essor commercial et industriel, qui devait être une conséquence naturelle de la transformation sociale accomplie par la Révolution, était entravé aussi par la mauvaise situation financière, en particulier par les vastes besoins de crédit de l'État, qui, obligé de payer fort cher les capitaux, les soustrayait à la production nationale. L’Autriche vivait sous la perpétuelle menace de la banqueroute ; si elle n'avait pas eu, pour combler une partie de ses déficits, l'excédent de recettes des provinces italiennes, elle eût fait faillite dès les premières années du régime : ainsi le maintien de la domination autrichienne en Italie était — comme avant la Révolution — autant qu’affaire de politique, affaire d'argent. La Hongrie, par contre, lui coûtait cher. La mauvaise volonté des contribuables doublait les difficultés réelles qui provenaient de la situation économique elle-même. Quiconque le pouvait, en Hongrie, mettait son point d'honneur à ne pas acquitter ses impôts, à obliger l'administration à des démarches, à des poursuites, à des exécutions militaires. C'était autant de frais pour l'ennemi, autant de soldats occupés et rendus indisponibles. En 1859, près de 150.000 soldats étaient employés ainsi en Hongrie à faire rentrer les arriérés d'impôts, qui s'élevaient à 32 millions de florins ?. Il est vrai que le pays avec ses annexes, au lieu des 38 millions de florins — tout compris — de l’ancien régime, en payait en 1861 88 1/2 ‘. La charge écrasante des impôts fut une des causes qui contribuèrent le plus à faire détester le système de Bach; et la ruine et les désordres financiers sont le plus durable des legs qu'il ait faits à l'Autriche.

La plus grande partie des sommes arrachées aux peuples autrichiens fut jetée sans réflexion comme sans résultat dans de folles entreprises de politique extérieure. Restaurer le prestige de

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