Frobel, Ein Lebenslauf, I
2, « La condition inéluctable pour que la civilisation soit possible dans
l'Europe centrale, pour que la vie germanique et l'indépendance germanique puissent durer, c’est le maintien de la monarchie autrichienne. » Lettre de sept.
1848. Ambros Mayr, Perthaler, 1], 355.
auteur responsable du système que Lasser applique et que Schmerling personnifie *.
Dès la chute de Bach, Perthaler, dans des écrits anonymes, lance les idées qui fermentent dans sa tête, et dont beaucoup vont inspirer le nouveau régime. Il formule sincèrement la pensée maitresse que Schmerling et d’autres après lui répandront pour l’'exploiter : à l'idéal national, il faut opposer l'idéal libéral. Les Magyars ne sont forts que s'ils peuvent grouper autour de leur programme d’autres nationalités ; ils ne le peuvent que s'ils sont seuls à leur offrir, par la restauration de l’ancienne Constitution, des droits politiques. Pour les réduire, il faut que la monarchie offre plus qu'eux, un véritable constitutionnalisme, une Constitution autrichienne. « I1 faut hisser le drapeau impérial, celui du souverain et de l’armée, contre celui des Magyars, qui est un drapeau d’anachronisme politique et de réaction sociale *. » L'absolutisme a fait une armée autrichienne, la Constitution fera une nation politique autrichienne. Évaluées en chiffres, les chances de cette politique sont de 30 contre 5 : le gouvernement qui l’entreprendra aura trente millions d’alliés parmi les peuples autrichiens, et contre lui cinq millions de Magyars *. — Que sera cette Constitution de l'Empire ? Elle ne sera pas parlementaire. Il faut que l’empereur gouverne ; lui seul est l'arbitre impartial entre les nationalités, également intéressé au bien de toutes. Une organisation ingénieuse, où le Reichsrath permanent joue le rôle d’un ressort modérateur, amènera à la tête de l’administration active les principales capacités des deux Chambres, offrant à l'Autriche les avantages du parlementarisme sans ses inconvénients. Le rôle des Chambres se bornera au contrôle et à la critique, mais c’est déjà beaucoup ; elles informeront l'empereur de l’état de l’opinion, etil ne sera plus réduit aux avis des courtisans. La première Chambre est une Chambre des pairs. La monarchie a une noblesse historique, nombreuse, riche, indépendante. En la groupant dans une Chambre des Lords. elle la rehaussera «au rang d’une noblesse politique d’Empire », — c’est-à-dire qu’elle continuera, sous la forme constitutionnelle, la plus ancienne tradition autrichienne. La seconde Chambre ne peut procéder ni du vote inorganique, qui aboutit au suffrage universel, et qui est jugé. ni d'une représentation des ordres, qui ne correspond plus aux