‹ Le compromis austro-hongrois de 1867: Étude sur le dualismeChapitre 169 sur 369 · Emléklapok · texte numérisé non relu

Emléklapok

k. Emléklapok, 335-7.

tion au commencement de novembre!» écrit Lényay quelques mois plus tard ".

L'élan était irrésistible. Somssich, le porte-parole des conservateurs en 1850, se ralliait publiquement aux lois de 1848. Le primat, en exécution d’un des rescrits du 20 octobre, convoqua à Gran une conférence chargée d'élaborer une loi électorale pour la prochaine Diète : il n'y eut pas de débat; l'assemblée réclama unanimement la loi de 1848 ; à peine un conservateur plus courageux que les autres avait-il élevé quelques timides objections. QI semble au-dessus de toute discussion », ditle primat, « que la base historique du droit doit être cherchée sur le terrain de la législation de 1843-48 », et le baron Wenckheim déclara : « Les deux articles 1848 : IV et V ont réglé le mode de convocation et la composition du Parlement ; tant qu'ils ne sont pas modifiés par la volonté commune du souverain et de la nation, tout changement ne serait qu'un octroi...C'est notre devoir envers la patrie et notre conscience de maintenir les lois constitutionnellement votées, notre devoir envers le souverain de lui dire avec une respectueuse franchise la vérité *. »

L'empereur l’écouta d’abord avec patience. Il ne s’étonnait pas de voir éclater la colère du pays, si longtemps comprimée; tout s'arrangerait après la session du Parlement. « Quel dommage » dit Szôgyény, qui note le fait *, («que le pays ne connaisse pas les brillantes qualités de ce roi, etquel dommage surtout que, par la faute de son entourage, jusqu'ici ces qualités soient restées sans effet, qu'au contraire une barrière ait été dressée entre les peuples et lui, une barrière qu'il en coûtera un lourd travail d’abattre! » Mais, s’il était sans colère et sans rancune, l’empereur n'était pas sans soucis et sans inquiétudes sur les résultats pour la monarchie de la politique suivie en Hongrie. Cependant il voulait aller jusqu’au bout. « La Diète se tiendra », dit Vay à Lényay, «le 19 décembre ; mais auparavant l’empereur voudrait causer avec Deäk et Eôtvôs. Deäk, sondé, accepta de venir, et les deux hommes d’État hongrois furent reçus successivement le 27 décembre. Le public, apprenant leur appel, avait cru déjà à la constitution d’un ministère hongrois indépendant, comme en 1843. Quelle erreur ! dit Deäk. L'empereur est plein de bonnes intentions, mais il n'accepte pas toutes les lois de 1848. dont nous réclamons l'inté-

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