‹ Le compromis austro-hongrois de 1867: Étude sur le dualismeChapitre 190 sur 369 · Drei Jahre · texte numérisé non relu

Drei Jahre

. Kényi, Deük, II, 359-60,

grie. On écarterait résolument l’idée du ministère de 1848, mais on inviterait la Diète à formuler ses propositions pour l’organisation du gouvernement du pays. L'empereur est prié de vouloir bien ne prendre avis dans les affaires hongroises que de ses ministres hongrois, et soumettreau conseil commun les seules affaires communes au sens du Diplôme ; tant que la situation des ministres hongrois nesera pas plus indépendante, c'est en vain qu'ils lutteront contre l’idée du ministère de 1848. Avec cette politique, la conférence croit au succès, car le désir de paix est grand dans le pays. Si cependant on n'aboutit pas encore à cette Diète, il faut prévoir l’organisation d’un provisoire, mais ce provisoire devra être hongrois. — L’avertissement de cette dernière phrase est clair : il s’agit de ne pas recommencer Bach. Tous ces conseils, où se sent l’esprit de Dessewffy ', montrent des hommes attachés à maintenir les idées d'octobre, à ramener la politique hongroise de la cour, même après la Patente, dans les voies du Diplôme, àne pas brusquer la solution *. — La réponse de l’empereur * n’est de nature ni à les décourager entièrement, ni à leur donner espoir jusqu’au bout. Il se déclare avec insistance prêt à aller jusqu'aux limites extrèmes de la patience et de la modération, et il adopte la plus grande partie des propositions de la conférence ; mais il souligne sa résolution de ne laisser porter atteinte en rien à son autorité et aux intérêts de la monarchie. Il se trace comme ligne de conduite l'exécution du Diplôme, que la Patente n'a fait que maintenir. Il écarte expressément toute concession aux lois de 1848. Il déclare qu’une entente sur les questions financières urgentes doit précéder les discussions constitutionnelles. Il exhorte le chancelier à faire tout son possible pour assurer les ressources financières et la force militaire de la monarchie, aujourd’hui presque réduites à néant. Enfin, il exprime sa convietion que, s’il est nécessaire de recourir à la force, il pourra compter sur ses conseillers hongrois pour réduire la durée du provisoire et préparer de nouvelles solutions constitutionnelles. Les mesures à prendre pour appliquer en Hongrie le Diplôme sont une partie de l’organisation de toute la monarchie : elles doivent donc être délibérées dans le conseil de tous les ministres : l’exécution en appartiendra sans réserve aux conseillers hongrois. — Ici encore se trahissent donc les deux influences que laissait paraître le rescrit du 26 février.

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