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grie !. » Andrässy enserre la Patente dans ce dilemme : « L'État Snbichien peut avoir deux bases : ou la base de l’unité comme la formule le discours du trône, ou la base historique sur laquelle il existait depuis trois cents ans. Le souverain autrichien peut être monarque absolu dans l'empire unitaire, ou monarque constitutionnel dans l’union personnelle; mais gouverner constitution- - nellement ce nouvel Étatautrichien, dont la loi fondamentale serait l'oppression de la Hongrie, c’est impossible * .... Quiconque connaît la situation de l'Autriche est contraint de convenir que l'unité forcée ne peut avoir pour appui que l'armée, et pour résultat que la banqueroute. * » Son discours, plein d'aperçus vraiment politiques, montre les idées dominantes du Compromis de 1867 déjà arrêtées dans son esprit ; mais la formule de conciliation n'est pas et, dans la situation du moment, ne peut pas encore être trouvée, «La question pendante entre nous et les autres peuples de l'État autrichien peut avoir deux solutions, une pacifique, dont l'issue est sûre, et qui, en réglant selon l'équité les questions matérielles, assure également la liberté des deux parties sur la base de l’union personnelle et des lois de 1848; et une sanglante, dont l'issue est incertaine, si l'on essaie de réaliser par la force l'empire unitaire. Le choix ne dépend pas de nous, et la responsabilité ne pèsera pas non plus sur nous ‘.» Ce tournoi oratoire remplit quinze séances. Le 5 juin enfin, la Chambre fut appelée à voter sur la question de principe : adresse ou résolution. Par trois voix de majorité, 155 contre 152, le principe de l'adresse fut adopté. « 14 représentants », dit le procès-verbal, «étaient absents, et un présent n'a pas voté. » Les absences étaient volontaires. Soit que les résolutionnistes reculassent devant la responsabilité d'une rupture, soit que l'autorité de Deäk fût assez grande pour les rallier au moins en partie à son avis, ils s'arrangèrent, ayant la majorité, de façon que la Chambre adoptàt, au lieu du projet de résolution de Tisza, le projet d'adresse de Deäk. Mais, à la discussion des artieles, ils substituèrent au passage * qui traitait de l'abdication une rédaction beaucoup plus raide, et à l'intitulé de Deäk, « Votre Majesté impériale
1. Der ung. Reichstag, 1, 269-70. « Tonnerre d'applaudissements et acclamations, » dit le procès-verbal.