‹ Le compromis austro-hongrois de 1867: Étude sur le dualismeChapitre 195 sur 369 · Der wung. Reichstag · texte numérisé non relu

Der wung. Reichstag

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L L Par quatorze voix de majorité, « les fatals quatorze». Der ung: Reichstag, , 375.

et royale », le titre tout simple de « Votre Majesté » ‘. Les magnats, si hostiles qu'ils fussent à ces modifications, adoptèrent le projet d'adresse à l'unanimité, de façon qu'il apparût comme la manifestation de toute la nation. Les présidents des deux Chambres, Apponyi et Ghyezy, furent chargés de présenter l'adresse au souverain.

Les dispositions qui régnaient à Vienne n'étaient pas favorables au succès de leur mission. L'empereur, sous l'influence de ses ministres allemands, avait suivi avec un mécontentement chaque jour plus vif les débats de la Diète. Le discours du trône par lequel il ouvrit, le r* mai, les séances du Reïichsrath contenait une menace à peine déguisée à la Hongrie : « Fidèle aux idées exprimées dans le Diplôme du 20 octobre de l'an dernier et mises à exécution par les lois fondamentales du 26 février de cette année, Je reconnais pour mon devoir de souverain — devoir assumé devant tous mes peuples, dont les manifestations m'ont confirmé dans ma résolution — de défendre de mon pouvoir impérial, selon la promesse que jen ai faite dans une heure solennelle, la Constitution de la monarchie comme le fondement inattaquable de mon empire un et indivisible, et j'ai la ferme volonté de m’opposer avec énergie à toute entreprise contre elle, comme à une attaque à l'existence de la monarchie et aux droits de mes pays et de mes peuples. » Quelques jours plus tard, il avait signé l’ordre de procéder aux levées d'impôt en Hongrie au besoin par la force, puis approuvé le renvoi devant les tribunaux militaires des auteurs d’attentats contre des fonctionnaires impériaux. Aussitôt le projet de Deäk connu, Rechberg, aidé de Szécsen, adressa une note ? aux représentants diplomatiques de la monarchie, pour déclarer que le gouvernement ne souscrirait jamais à un pareil programme. Qu'on répondit ainsi, à Pest, aux concessions de la Patente, c'était, disait-il, un signe de l'esprit qui régnait en Hongrie, et envers

4. Deäk avait écrit Felsèges csdszdr és kirdly, V. M. L. et R. (mot à mot: majestueux empereur et roi). Bien que, comme Klauzäl le fit remarquer, le titre de roi ne parût pas s'appliquer à la Hongrie, car le roi de Hongrie est « roi apostolique », apostoli kirdly, la majorité des députés craignirent de paraître faire tort aux droits du pays, en traitant de roi le souverain inconstitutionnel. «V.M. I. », proposé par quelques-uns, semblait impliquer la soumission à l’idée centraliste ; après qu’un député eut proposé de s’adresser «à l’archiduc d'Autriche», la majorité adopta la formule « V. M. », Felséges dr, mot à mot : Majestueux seigneur, car ces mots n’impliquent aucune reconnaissance du titre royal ; le peuple souverain est aussi felséges. — Der ung. Reichstag, 11, 340-5.

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