Emléklapok, M8, lettre de Szogyény
basse, le président enleva le vote de la même déclaration par une surprise contre laquelle protestèrent la droite et les autonomistes allemands. Peu importait à Schmerling ; il avait atteint son but, engagé le Reichsrath contre la Hongrie, fortifié ainsi sa propre position au conseil et la résistance de l’empereur.
Le moment était décisif ponr l’aveuir du constitutionnalisme en Autriche, décisif aussi pour l'unité autrichienne. Si les influences hongroises l'avaient emporté, si la réponse du souverain avait permis au parti de l'adresse, sans honte et sans suicide, de continuer la discussion avec l'espoir d'une entente, il semble que celle-ci était près de se faire. Au projet de la chancellerie, les ministres allemands opposaient celuiqu'avait rédigé Perthaler. L'un et l’autre partaient des actes du 26 février ; maïs le hongrois s’inspirait du rescrit à Vaäy, qui, remettant à plus tard la fixation du mode d'’élection des représentants de la Hongrie au Reichsrath, laissait ouverte en réalité la question de la représentation tout entière ; l'allemand n’admettait que la Patente, avec sa fixation impérative d’un chiffre de mandats. et exigeait une soumission absolue. Au fond, la chancellerie voulait tourner la Patente, revenir au Diplôme; elle ne demandait à la Diète que de reconnaitre le principe du Reïchsrath, réservant pour plus tard l'accord sur la forme de cette institution, et de nommer, pour parer aux plus urgents besoins financicrs, une « députation régnicolaire », appelée à négocier avec une députation semblable du Reïichsrath. Les ministres allemands, au contraire, ne voulaient ni négociation, ni entente ; ils exigeaient de la Hongrie une soumission pure et simple à la Patente. Le conflit d'influences qui dominait toute la politique autrichienne depuis Solférino et Villafranca éclatait dans toute son acuité, L'issue n’en était pas douteuse. Les démissions qu'offrirent Szécsen et Vay furent acceptées, le 18 juillet, avec empressement et dans des formes significatives. C'était la fin de la « campagne d'octobre »‘, — et aussi, mais on ne le vit que plus tard, la fin de l'unité de l'Autriche.
Le rescrit de Perthaler, daté du 20 juillet, fut lu aux Chambres hongroises le 22. 11 aflirme que l’indépendance de la Hongrie ne court aucun risque à la délibération commune des affaires communes, et que ses droits constitutionnels sont étendus par la Patente. Par des textes de lois hongroises, il démontre l'existence des institutions communes. « L'unité du trône, la communauté de l'armée, la centralisation administrative pour les finances de