‹ Le compromis austro-hongrois de 1867: Étude sur le dualismeChapitre 210 sur 369 · Drei Jahre Verfussungsstreil · texte numérisé non relu

Drei Jahre Verfussungsstreil

2, Helfert, Rev, des ung. Ausgleichs, I, 183-8.

3. C'est à cette occasion qu’Apponyi,songeant sans doute à son rôle en 1847 et 1848 comme cn 1861, prononça ces paroles mélancoliques et vraies : « Mes propo-

convocation du Parlement hongrois, mais on lui opposa alors les embarras de la situation extérieure, troublée par les affaires du Schleswig-Holstein. Son opposition à la politique du ministre d'État s'était plus d'une fois affirmée en plein conseil. Elle se donnait carrière aussi dans des conversations particulières. « Il peut bien attendre », disait-il, en faisant allusion à la parole célèbre de Schmerling, «il ne verra quand même rien venir‘. » Leur conflit se termina par la défaite de Forgäch. I] fit place, en avril 1864, au comte Hermann Zichy, «qui n'avait plus de hongrois que le nom” » et qui fut le docile exécuteur des volontés du ministre d'Etat. Mais à ce moment, l'étoile de Schmerling avait commencé à pâlir, et il ne recueillit pas grand fruit de son triomphe sur Forgäch.

Le gouverneur de la Hongrie, Maurice Pälffy, un général de grande famille magyare, n’était nullement d'accord avec le gouvernement. Militaire, aristocrate, conservateur, il n'avait aucune tendresse pour les intransigeants du régime parlementaire et les défenseurs des lois de 1848 ; mais il était Hongrois , il n’aimait ni la germanisation, ni la lutte contre les droits historiques de sa patrie. Une sympathie involontaire l’attirait vers les patriotes. Plus d’un journaliste qu'il avait voulu déférer au conseil de guerre sortit de chez lui après l'avoir, dans une conversation paisible, convaincu que les libéraux n'étaient pas les révolutionnaires qu'il croyait *. Ainsi saccentua son opposition contre Schmerling, et surtout contre son nouveau chef, Zichy, qu'il finit pas accuser de fausser les intentions du souverain. Par contre, il était énergiquement soutenu par le ministre qui avait remplacé Szécsen, le comte Maurice Esterhäzy. Diplomate de carrière, ambassadeur d’Autriche à Rome pendant les négociations du Concordat, devenu incapable au cours de sa longue carrière à l'étranger, comme il l'avouait lui-même, « de prononcer trois phrases de bon hongrois, » incorrect même dans son allemand, employant de préférence le français, Esterhâzy, ministre sans portefeuille, ne semblait nullement appelé à diriger les affaires de Hongrie : on le croyait destiné à remplacer un jour Rechberg *. Mais sa faible santé lui interdisait le travail assidu des bureaux, et son talent diplomatique trouvait à s’employer dans le conseil, et plus encore auprès

sitions ont toujours le malheur d’être rejetées trop tèt ou approuvées trop tard. » Drei Jahre Verfassungsstreit, 180.

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