Dreissig Jahre, X
3. Ungarisch-üsterreichisches Staatsrecht (1863). Lustkandl, aujourd’hui professeur honoraire de l’Université de Vienne, était précepteur d’un fils de Rechberg. Kônyi, Budapesti Szemle, avril 1S99.
à eux-mêmes, dit Lustkandl, d'accepter la Patente et de venir au Reichsrath ; car la Patente est plus libérale que l’ancienne Constitution hongroise ; celle-ci, pour ne prendre qu’un exemple, rend possible pendant trois ans un absolutisme légal, l’article 13 au contraire ne le permet que pour un an ‘ ; etelle donne à la Hongrie plus, donc à la monarchie moins que celle-ci ne pourrait exiger. D'ailleurs, les autres peuples de la monarchie ont des droits acquis vis-à-vis de la Hongrie, et ils sont fondés à exiger d'elle l’union durable et le développement commun des institutions politiques, militaires, économiques et commerciales ?, Quant aux lois de 1848, elles sont sans valeur pour de nombreuses raisons dedroit; et, dans ce qu’elles ont de bon, dans leurs parties libérales, la Patente s’en rapproche, par exemple lorsqu'elle institue un Parlement composé de deux Chambres *. De nombreux textes de lois hongroises, réunis avec un grand zèle, Lustkandl a cru tirer la démonstration de sa thèse, que l'union austro-hongroise était depuis des siècles une union réelle. Deäk, des mêmes textes et d’autres qu'il y joint, fait sortir la démonstration de la plus stricte union personnelle ‘. Sa Contribution au droit public hongrois est aussi brève et aussi nette que le gros volume de Lustkandl était long et confus. Elle n’est pas historiquement plus décisive. Les deux adversaires interprètent les lois qu'ils citent chacun dans le sens de sa thèse ; dans l'obscurité des textes et les contradictions de la pratique, chacun puise des arguments pour la solution qu'il préconise ; aucun des deux n'est impartial, n’est vraiment un historien. Mais l'intérêt de leur controverse n’est pas d'ordre scientifique, il est d'ordre politique. Elle montre une fois de plus comment, si Vienne s’obstine dans le centralisme, Pest nécessairement se cantonne dans l'union personnelle. Au moment où Deäk publie sa