Ndrodni Listy, cité dans Srb, Pol. déj
2, L'idée de l'État autrichien, publiés dans le Nérod, avril-mai 1865. Spisy = oboru politiky, 209-67.
1848. mais adaptées aux changements qui s'étaient produits dans l'opinion, en particulier à la doctrine nouvelle des individualités historico-politiques ‘. Des trois systèmes qui peuvent se disputer la domination en Autriche, centralisme, dualisme, fédéralisme, il montre que le premier donne l'hégémonie à une seule nationalité, les Allemands ; le second la partage entre les Allemands et les Magyars ; le troisième seul, proclamant et établissant l’égalité de droits de toutes les nationalités, répond à ce qui est la mission historique de l'Autriche, son «idée d'État » moderne : assurer aux petites nations réunies sur son territoire, par l'union, les bienfaits de la protection d’une grande puissance, pour le développement de leurs intérêts cultuels et nationaux. Pratiquement, il propose à peu près le système du Diplôme, mais en réunissant les provinces cisleithanes en quelques grands groupes. Plus encore que contre le centralisme, il met en garde les hommes qui ontcharge des destins de la monarchie contre le dualisme, centralisme dédoublé, germanisateur en Cisleithanie, magyarisateur en Transleithanie : n'est-ce pas les Allemands et les Magyars qui, en 1848. ont menacé l'existence même de la monarchie, et n'est-ce pas les Slaves — Tchèques et Slaves du Sud — qui l'ont sauvée ? — Rieger et Strossma yer combinaient une action commune des Tchèques et des Croates, et Rieger cherchait à y entraîner les féodaux de Bohème*. Les Tchèques crurent même un moment pouvoir rencontrer chez les Magyars quelque sympathie pour leurs désirs : mais ils durent vite abandonner cette illusion ”. C'était du côté d’une alliance avec les Allemands que penchait dès lors la politique magyare : pour conserver l'empire de la langue allemande en Cisleithanie, 1l fallait désormais, Kaiserfeld le reconnaissait, l'appuyer sur l'empire de la langue magyare en Transleithanie ; le salut était « dans une nouvelle Pragmatique Sanction entre l'élément magyar et l’élément allemand, dans l'intérêt du maintien de leur existence et du constitutionnalisme “ ». Andrässy faisait aux libéraux allemands toute sorte d'avances rassurantes, et Eütvôs se prononçait nettement et vivement en leur faveur et contre le fédéralisme, donc contre les Slaves.