‹ Le compromis austro-hongrois de 1867: Étude sur le dualismeChapitre 255 sur 369 · Briefwechsel zwischen A. Grün u. L. A. Frankl · texte numérisé non relu

Briefwechsel zwischen A. Grün u. L. A. Frankl

k. Il ajoute: «Ce que j'ai écrit en allemand, cela seul personne ne me le prendra. »

confier les armées à « des individus déjà connus comme d'infatigables perdeurs de batailles, et de chercher les brevets de généraux sur les arbres généalogiques ». Les Allemands subiront l'oppression magyare et slave jusqu'à ce que l'Allemagne vienne les délivrer '. Lorsque Rauscher ordonne des prières publiques pour le succès des armes autrichiennes, Grillparzer écrit : « L'aide de Dieu, il faut que je le suppose, est encore loin de nous ; car dans l'autre vie il aide les bons, mais dans celle-ci — les malins ?. » La presse attisait le mécontentement du public : quel autre résultat pouvoir avoir une guerre allemande conduite par un ministère tchèque ? et se figure-t-on Maurice Esterhäzy en face du Parlement allemand, que l'Autriche voulait convoquer si elle avait été victorieuse ? L'empereur même n'était pas épargné : un jour qu'il allait à Schônbrunn, il entendit crier sur son passage : «(Vive Maximilien! » L'empereur du Mexique avait toujours passé pour le prince libéral de la famille *, et la défaite, si dure qu’elle fût, blessait moins ce public allemand que le coup porté à son orgueil par l'abandon du système centraliste.

Personne parmi les Allemands ne mesura la portée du changement que Sadowa opérait dans leur situation. Le système de Schmerling, qui trouvait quelque apparence de justification dans la nécessité de fortifier la position de l'Autriche en Allemagne, n'avait plus de raison d’être depuis que cette position n'existait plus. La prépondérance que les Allemands devaient à des considérations de politique extérieure était perdue. C'était à eux, désormais, de la revendiquer ou plutôt de la conquérir à un autre titre, de faire reconnaître aux autres peuples autrichiens leur hégémonie pacifique, fondée sur l'avance qu'ils avaient dans la civilisation. S'ils avaient cherché alors sincèrement et dans l'intérêt commun une entente avec les Slaves, le Compromis aurait sûrement pris une autre tournure ; la couronne et la Hongrie auraient eu à compter, dans leurs arrangements, avec une Autriche unie, et toute la politique autrichienne, depuis 1867, en eût été changée. Seul, Fischhof, idéaliste comme toujours, rèva un moment ce beau rêve ‘. L'opinion allemande, au contraire, se prononçait violemment, rageusement, contre toute entente. Elle revendiquait son

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