‹ Le compromis austro-hongrois de 1867: Étude sur le dualismeChapitre 258 sur 369 · JE · texte numérisé non relu

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rités responsables. Je n’ergote pas ici sur les mots : que le nom ou le titre soit lieutenance ou ministère, dès qu'il y a dans le pays un gouvernement responsable devant ses représentants, la chose est la même ‘. » Les deux parties de la monarchie sont si inégales d'importance, de culture, de force contributive que le dualisme ne pourra aboutir qu'à des conflits où finalement la plus faible — la Hongrie — devra céder à la plus forte *. Mais il ne faut pas compter sur les Slaves pour réaliser le dualisme. «Nous tenons le Reichsrath étroit pour une machine forgée en vue d'assurer artificiellement l'oppression de l'élément slave en Autriche, et, jusqu'à la fin des siècles, nous n'entrerons jamais dans ce Reichsrath.C'est pour nous une question d'existence nationale.... Sur ce point, nous sommes et nous resterons solidaires de toutes les nations slaves de cet empire... J'ai dit en 1848, à la grande indignation de certains députés, que l'Autriche n'existerait qu'aussi longtemps que ses peuples slaves le voudraient. Je le maintiens encore aujourd'hui ; bien plus, j'aflirme que si les Slaves cessaient une fois de vouloir vraiment l'Autriche, Dieu lui-même ne pourrait pas la conserver * ». — L'adresse fut adoptée à une grande majorité. L'empereur la recut avec quelques paroles gracieuses, mais extrêmement vagues “. Le soin même avec lequel il évitait de donner aucune assurance positive aurait dû montrer aux Tchèques combien la situation était changée depuis Sadowa. Ils ne le virent pas, ou peut-être ne voulurent pas le voir ; même ur nouvel avertissement, plus fort et plus clair, resta sans action sur eux.

Beust, avec lenteur, avec prudence, avait consolidé sa situation à la cour et commencé à développer son plan : il en avait arrêté, déjà, dans son esprit, les idées directrices, mais il ne voulait le révéler que peu à peu. Non point franchement et pour des raisons politiquesavouées, mais hypocritement, pour de prétendues raisons personnelles, parce qu'on l’attaquait dans les Diètes, qu'il voulait

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