Die Nationalitatenfrage
2. Le député roumain Wlad exprima dans la discussion de la loi sur les affaires communes son regret de ne pas voir instituer un Parlement commun, en ajoutant que, comme il savait que ses idées ne trouveraient pas d’écho dans la Chambre, il voterait pour le projet des Soixante-sept. Dans la discussion de l’adresse, en décembre 1866, les représentants des nationalités demandèrent en grand nombre que l'adresse, au lieu de parler de « la nation hongroise », dit « les nations hongro ses », « le peuple de la Hongrie », «la Hongrie », (la patrie ». La majorité refusa toute modification. Au vote sur les affaires communes, on trouve des représentants des nationalités dans les deux camps et parmi les absents. Kényi, Dedk, IV, 469, 136-8. 466-8.
fraternisaient bruyamment avec les Magyars, à Novi-Sad ' en 1866, à Pest en janvier 1867, lorsque des Magyars éminents, Andrässy entre autres, prirent part aux manifestations, et en juin, au moment du couronnement. Il semblait que la liberté nouvelle dût faire entre les deux nations disparaître les divisions d’autrefois ?.
La restauration de la Constitution hongroise et surtout des lois de 1848 préjugeait les questions de la Croatie et de la Transylvanie. Les Magyars ne reconnaissaient l'existence que de la première. Jelaëié leur avait révélé le danger dont les menaçait une Croatie exaspérée, et ils avaient reconnu l'inutilité de proclamer dans les lois l’incorporation presque complète d’un pays que, pratiquement, ils ne pouvaient pas incorporer. En Transylvanie, au contraire, la loi d'union de 1848 avait été, un moment au moins, appliquée. L'intérêt national des Magyars leur commandait de s’y tenir sans concession : l’union était le seul moyen d'assurer dans le grandduché leur prépondérance sur la majorité roumaine et l'élite saxonne. La Transylvanie avait été sous Schmerling le seul point vulnérable de la Hongrie : double raison de réaliser l’union, et de fermer à la politique impériale autrichienne sa dernière retraite sur le territoire hongrois. Tous les partis magyars étaient d'accord sur ce point. Ce furent les conservateurs qui, sitôt Schmerling tombé, convoquèrent la Diète de novembre 1865, sur la base de l’ancienne loi électorale favorable aux Magyars. Elle décida de considérer l’union de 1848 comme pleinement valide, de ne la soumettre à aucune revision, et de prier le souverain de convoquer les représentants de la Transylvanie au Parlement commun de Pest. Les députés roumains et saxons protestèrent, non contre le principe de l’union, mais contre l'acceptation sans revision de la loi de 1848, qu'ils estimaient pleine d'imperfections et de lacunes. L'empereur souhaitait une réconciliation pacifique des peuples en Transylvanie. Il avait indiqué personnellement, dans une audience spéciale, ses désirs à Siaguna *, et de ce moment l’habile prélat mit au service de l'entente avec la Hongrie l'autorité dont il avait appuyé jusque-là la politique de Schmerling. L'empereur avait clairement fait comprendre que, s’il sanctionnait la reconnaissance de l'union, il entendait bien que la question des