‹ Le compromis austro-hongrois de 1867: Étude sur le dualismeChapitre 269 sur 369 · contre · texte numérisé non relu

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3. Les inimitiés et les rivalités personnelles jouaient un grand rôle dans ce FE Dreissig Jahre, 1, 202, 205-6. Beust, Aus drei Vierteljahrhunderten,

4. Kellersperg, C. R. st., 13 nov. 1877. Beust, 0. c., II, 407.

La tâche essentielle du nouveau gouvernement était de réunir le Reichsrath étroit et de lui faire approuver le Compromis, pour que le dualisme pût commencer à fonctionner. Les Diètes furent aussitôt convoquées pour le 18 février. Les gouverneurs leur donnèrent connaissance d'une circulaire ministérielle qui expliquait que la nécessité d'en finir vite avec les diflicultés causées par la situation en Hongrie avait exigé la conclusion de l'entente avec la Transleithanie. Cette entente étant un fait accompli, la convocation du Reichsrath extraordinaire devenait sans objet. Aussi le gouvernement avait-il convoqué Fordinaire, pour lui soumettre les résultats de l'entente avec la Hongrie à «l'acceptation », et en même temps des projets de revision constitutionnelle cisleithane et de réformes militaires, administratives et économiques. En d'autres termes, le Compromis était à prendre ou à laisser ; pour engager tous les partis à le prendre, on offrait quelques satisfactions à chacun, aux libéraux une loi sur la responsabilité ministérielle et sur la modification de l’article 13, aux fédéralistes une extension de l'autonomie provinciale. La majorité des Allemands était résignée à avaler la pilule. « Si l’on dit », écrivait Herbst, «que l’on nous présente le projet sur le Compromis avec la Hongrie à l'acceptation », cela n'implique pas que nous ne puissions le rejeter ni l'amender. Mais qu'arriverait-il si la Chambre ou la majorité prenait une attitude hostile au projet ? C’est une autre question... N'’a-t-on pas prévu ce cas? Très-probablement si : l'expérience a malheureusement montré que, pour des projets importants, le gouvernement peut toujours se faire sa majorité". » Beust allait en effet, une fois de plus, démontrer l'excellence du système de Schmerling.

Les Diètes libérales firent bon accueil à la circulaire ministérielle. Elles revendiquèrent pour la Cisleithanie le droit d'examiner sérieusement et d'amender le Compromis qu'on voulait lui imposer comme un fait accompli; mais c'était plutôt pour la forme et pour l'honneur. Des Diètes slaves en Bohême, en Moravie, en Carniole, Beust devait au contraire s'attendre à une vive opposition. Dès la retraite de Belcredi, les chefs tchèques de Bohême avaient cherché à organiser contre le nouveau système une alliance de tous les fédéralistes. Ils étaient pour le refus pur et simple des élections; mais les Polonais craignirent de compromettre par une opposition aussi déclarée la situation de Goluchowski, qu'ils tenaient à garder comme gouverneur de Galicie ; les Tchèques de

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