‹ Le compromis austro-hongrois de 1867: Étude sur le dualismeChapitre 281 sur 369 · Par exemple, Neue Gesetzg., 1, 535 (l’lener · texte numérisé non relu

Par exemple, Neue Gesetzg., 1, 535 (l’lener

2. I y avait une autre raison qui les rendait conciliants, c’est qu'ils savaient qu’en acceplant le Compromis ils achelaient la Constitution autrichienne et leur hégémonie en Autriche. On voit, dans les débats qui eurent lieu alors, que cette considération les rendit plus souples sur des questions de chiffres et de détails: mais il n'apparait pas qu'elle ait influé sur le principe même de l'inégalité, qui ne semble pas avoir été discuté.

3: « En 1867 aussi, j'ai nié que nous dussions assumer, dans l'intérêt du maintien de l'État d'ensemble, des sacrifices que la Hongrie ne se serait pas imposés dans les mêmes proportions ; mais nous avons cependant un intérêt à ne pas laisser s’'écrouler l'Elat d'ensemble. » €. R. st., 20 nov. 1877.

k. Friedjund, Ausgleich, 55.

mune que pour enregistrer les résultats d’une entente ainsi conclue. Chacune comprenait dix membres de la Chambre basse et cinq de la Chambre haute. Les Hongrois élurent président Sennyey, les Autrichiens Rauscher. Celui-ci accepta parce que le gouvernement lui avait assuré que rien n'était encore arrêté, qu’on pouvait beaucoup faire pour rendre meilleur le règlement des rapports des deux États ; mais il perdit vite son illusion ; tout l'essentiel était fait et irrévocable ‘. Les ministères avaient soumis aux députations des tableaux statistiques destinés à indiquer, par le chiffre des impôts payés dans les dernières années, les forces contributives de chacun des deux pays. Elles n'avaient, en principe, qu'à fixer les quotes-parts dans la couverture des dépenses communes ; mais les Autrichiens déclarèrent aussitôt ne pouvoir pas séparer cette question de celle de la Dette ; les Hongrois refuserent de les joindre. D'ailleurs ils se divisaient aussi sur les chiffres, les Hongrois acceptant 25 +/, des dépenses communes, les Autrichiens leur demandant d'en prendre 31 °/,. Les ministres intervinrent alors; ils conclurent une convention qui partageait les dépenses communes et les intérêts de la Dette dans la proportion de 70 à 30, l'Autriche conservant à sa charge dans la Dette un préciput de 25 millions de florins. Il y eut encore quelques difficultés, et la contribution de la Hongrie aux intérêts et à l'amortissement de la Dette finit par être fixée à une somme annuelle invariable *. Les deux députations protestèrent chacune que son État était trop chargé par cet arrangement, et l’acceptèrent cependant. Les Parlements l'acceptèrent de même, sans autre modification qu'un infime arrondissement de chiffres, Des deux côtés, on tenait à en finir; Deäk avait conseillé de s'entendre même au prix de sacrifices; ce serait grand profit pour la Hongrie *. La répartition des quotes-parts correspondait à peu près à la contribution effective de chacun des deux groupes de pays dans les dernières années; elle ne semblait pas trop injuste, une fois accepté le principe de la disparité. L'Autriche était surchargée par l’arrangement sur la Dette; mais c'était la Q carte forcée », ét d’ailleurs ses principaux financiers, d'accord avec les financiers hongrois, étaient résignés à une banqueroute € en douceur » *.

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