Zeit, XXXVIL
L'Autriche était Le champion de l'unité de la monarchie; tous les partis, à d'infimes exceptions près, quel que soit leur programme intérieur, sont pour l’armée et la diplomatie communes. En annulant le Parlement autrichien, la couronne, s’est mise irrémédiable- -ment aux mains de la Hongrie; elle a abattu elle-même le rempart derrière lequel elle pouvait s'abriter pour résister à l'assaut combiné des partis magyars. Sans doute, il y a du calcul dans ses concessions; c’est la Hongrie surtout, depuis 1867, qui peut l'aider à réaliser ses ambitions orientales. Mais toute son histoire montre les erreurs d'une politique purement dynastique, qui a toujours été vaincue par la politique nationale. L'unité constitutionnelle de l'Autriche a échoué parce que la cour de Vienne n’a jamais pu se dégager de ses erreurs traditionnelles ; il semble bien que, pour les mêmes raisons, l’essai du dualisme ait échoué à son tour.