I. INTRODUCTION
Aucune disposition de droit ne fixe les principes de la comptabilité double manuscrite ou les modalités d'application de la méthode introduite le 1e janvier 1914. Ces modalités, sans doute, ont évolué au cours des années ; elles se sont améliorées, affinées, adaptées, simplifiées, mais les bases sont restées 25 années durant ce qu'elles étaient au début.
D'une manière générale, on peut dire que les livres de la comptabilité camérale ont été conservés. Le contrôle budgétaire est réalisé au compte d'administration dont le livre a pris le nom de « registre des rubriques ». Les biens, les droits et obligations sont enregistrés au grand livre qui forme le compte capital. L'unité comptable est réalisée au journal.
La comptabilité double manuscrite se distingue de la méthode précédente parce que l'écriture comptable y est intégrale. Dans le jeu des comptes de la partie double, le compte d'administration ou, plus précisément, les rubriques de dépenses et de recettes de ce compte fonctionnent comme des subdivisions de pertes et profits. Les dépenses sont débitées au compte d'administration et créditées aux comptes statistiques du bilan et vice-versa pour les recettes. Une simple permutation des éléments de la fortune est débitée et créditée aux comptes statistiques. En résumé, tous les mouvements des comptes sont soumis à la règle de l'écriture intégrale, sans égard à leur appartenance au compte d'administration ou au compte capital.