‹ Le Compte d'État de la Confédération Suisse: Contribution à l'étude de la Technique de l'Enregistrement, de la Comptabilité Budgétaire et de la Comptabilité Patrimoniale des Corporations PubliquesChapitre 7 sur 104 · L'enregistrement chronologique · texte numérisé non relu

L'enregistrement chronologique

Le tableau d'exécution des mandats, le rapport de la Banque nationale, les avis de crédit concernant les recettes au compte de chèques et le rapport de la Caisse d'Etat sont les pièces comptables. Le mandat a conservé la fonction qu'il avait en comptabilité camérale en tant que pièce de l’ordonnancement ; mais il ne représente plus implicitement, comme dans la camérale, une sortie de caisse ou une opération considérée comme telle. Le centre de gravité de la

comptabilité s'est déplacé du livre de caisse au journal dont le propre, en comptabilité double, est de placer tous les comptes sur un pied d'égalité. Dans ce fait réside la particularité essentielle de la méthode introduite en 1914.

Le journal est conçu en vue d'un dépouillement aisé des écritures : il est composé de colonnes qui se répartissent comme suit :

Ecriture

En principe, les colonnes réservées au texte de l'écriture comptable se divisent en deux groupes distincts :

colonnes 1 et 2 pour le compte capital (quand l'écriture concerne le compte d'administration, mention en est faite dans la colonne 1, s’il s’agit d'un enregistrement débiteur, et dans la colonne 2, s'il s’agit d’un enregistrement créditeur) ;

colonnes 5 à 7 pour le compte d'administration (le cas échéant, on indique dans la colonne 7, au lieu du numéro de la rubrique, qu'il s’agit du compte capital).

Cette disposition confère une grande clarté au journal, qui diminue les possibilités d'erreur lors du report dans les livres et rend les recherches aisées.

Les colonnes 10 et 11 concernent l'enregistrement systématique ; on y indique les numéros de folios du grand livre et du registre des rubriques, au fur et à mesure de la transcription des écritures chronologiques.

Quant au type des écritures passées au journal, nous nous en référons à la monographie de comptabilité publique inspirée de la comptabilité de la Confédération que Terrier a publiée en annexe de son ouvrage sur le Bilan d'Etat').

L'addition du journal est quotidienne et une récapitulation à la fin du mois détermine le mouvement mensuel, sans qu'il soit nécessaire de reporter chaque jour le total du jour précédent. Mention-

1) Terrier, p. 142 et ss.

nons enfin que le journal n'enregistre pas l’ouverture et la clôture des comptes.

Certaines inscriptions au journal, la mention dans la colonne 7 que l'écriture concerne le compte capital ou l'enregistrement détaillé des mandats qui se fait déjà au tableau d'exécution par exemple, nous paraissent superfétatoires ; malgré cela, nous n'hésitons pas à reconnaître la grande simplicité du journal, sa disposition claire et les méthodes d'enregistrement très rationnelles. Grâce à ces qualités, 1.800 pages de 34 lignes suffirent en 1938 à l'enregistrement de 20.000 opérations effectuées par la Banque nationale, 157.000 .par le compte de chèques, 9.000 par la Caisse d'Etat, 3.400 effets de change et 33.000 virements internes. La tenue du journal nécessite moins d'un agent.

Page 1