‹ Le compte du rossignol (réimpression de l'édition de Jean de Tournes) avec une introductionChapitre 10 sur 20 · DE LA VIEILLE ET SES CHAMBRIERES · texte numérisé non relu

DE LA VIEILLE ET SES CHAMBRIERES

Une vieille avoit des servantes Qu’elle esveilloit avant le jour; Le chant du Coq bien observantes Se levoient sans faire sejour.

Voyantz doncques ce fascheux tour Et ce tresennuyeux resveil, Qui les excitoit du sommeil, Dont le Coq chantoit la vraye heure, Dirent ensemble : il fault qu’il meure.

Lors selon leur conclusion Du Coq feirent occision, Mais leur malice en vain labeure.

Ces chambrieres furent frustrées De leur folle et vaine esperance; Elles furent mal rencontrées

. De la maistresse qui les tance ; Car sans paix, repos ne constance

LES FABLES

Les esveille chascune nuict Avec ung tumulte et grand bruict, Et les faict plus matin lever.

Qui donc veult ung mal eschever Par faict injuste et vicieux, Chet en mal plus pernicieux Qui d’avantaige peult grever.

LES FABLES

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