DU VIEILLARD APPELLANT LA MORT
Ung vieillard portoit Ung fardeau de bois, Dont lassé estoit Pour son trop lourd pois.
Doncques, tant lassé De porter sa charge, Auprès d’ung fossé Son fardeau descharge; Puis par desespoir La mort appella Et tout son povoir, Laquelle vint là Disant: « Que veulx-tu ?
Es tu las de vivre?
Es tu abbatu ?
Veulx tu la mort suyvre ?
— Non, dict le vieil homme, Je ne veulx mourir, | Je t'appelle et somme
LES FABLES
Pour me secourir.
« Preste ung peu ta main
Pour me recharger, Car c’est acte humain
D’aultruy soulager. »
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