‹ Le Comté Anglais: Au point de vue administratifChapitre 11 sur 34 · RU · texte numérisé non relu

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des intérêts de leur classe. Pour terminer l'exposition des griefs de l'opinion anglaise contre les juges de paix vers 1830, n'oublions pas de parler de la question des licences des débits de boissons (1).

Les juges de paix, en session spéciale, constituaient l'autorité compétente pour les accorder, et ils avaient la tendance de ne le faire que très difficilement, afin d’entraver les progrès de l'alcoolisme, qui était un fléau de l'Angleterre de cette époque.

De là de vives réclamations. Les magistrates, disaiton, par cette manière de faire provoquent un renchérissement de boissons, ce qui est onéreux pour les classes ouvrières, et de plus ils favorisent injustement certains commerçants au détriment d’autres.

Il y avait là, en somme, une série de griefs, dont plusieurs étaient sérieux, contre les juges de paix; aussi sommes-nous étonnés de ce que cette vieille institution aristocratique n'ait pas été balayée par le mouvement démocratique de 1832.

Cette longévité des juges de paix a eu, selon nous, trois causes principales :

1° L'existence, dans l'Angleterre de 1832, comme dans celle d'aujourd'hui, de partis organisés ;

2° Le mépris des Anglo-Saxons pour les principes

abstraits ;

(1) Voyez Wess, English local government, p. 586, 587 et 588. %

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