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tions, et elle réclame des réformes. On ne veut plus que les propriétaires fonciers constituent tout le corps électoral, on ne veut plus de l’organisation archaïque des villes d’alors, on ne veut plus d’un régime douanier qui protège les intérêts de quelques gros propriétaires terriens aux dépens du bien-être de la masse de la population, etc. etc. Une foule de questions électorales, municipales, douanières, etc., se posent maintenant, et 1l faut les résoudre. La véritable raison d'être de toute cette agitation est que la situation économique de l’Angleterre, profondément modifiée par le grand développement que viennent de prendre son industrie et son commerce, demande un ordre de choses nouveau, au point de vue politique et administratif.
L'ancienne organisation de l'État anglais convenait à un peuple composé en grande majorité d’agriculteurs, et où la classe dirigeante était constituée presque exclusivement par celle des gros propriétaires fonciers. Mais à l’époque à laquelle nous sommes parvenus, maintenant la vieille Angleterre a subi une véritable transformation, la population urbaine tend à y devenir beaucoup plus nombreuse que celle des campagnes, une riche bourgeoisie à fortune mobilière s’est formée, la classe des ouvriers d'usine a pris un développement considérable, et le pays n'est plus, au point de vue économique et social, ce qu'il était au xvrrre siècle.
L'ancienne aristocralie anglaise, qui a l'habitude