‹ Le comté d'Anjou au XIe siècleChapitre 118 sur 398 · Voir ci-dessus, p. 192, n · texte numérisé non relu

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3. C'est le cas, par exemple, dans les monastères de Saint-Aubin d^Angers, de Notre-Dame-de-la-Charité . le Roncerayi,de Saint- Florent de Saumur : voir Catalogue d'actes, n*» 225, Cartul. de Saint-Aubiny éd. cit., n* 31, Chron, des églises d'Anjou, p. 296, n. 1.

4. On le constate très nettement au moment de la nomination de Renaud de Mari igné en 1102 : Geoffroi de Vendôme reproche alors à Renaud d'avoir reçu l'investiture « de manu laici » et « per pastoralem vîrgam » ilfist. de Fr., t. XV, p. 278 D-, Voir en outre, ci-dessous, p. 196.

5. Geoffroi de Tours fut doyen de Saint-Martin de Tours avant d'être évèque et c'est en cette qualité qu'il paraît le plus souvent dans les chartes

CAftACrèRE DE L AUTORITÉ COMTALË 195

Hugue, seigneur de Mayenne *, et le troisième, fils de Briant, seigneur de Martigné ^, c'est-à-dire de trois grands barons, comptant au nombre des meilleurs vassaux de Foulque le Réchin, ne sommes-nous pas invités à penser que le comte avait gardé sur la nomination de Tévêque une action analogue à celle qu'avait pu exercer un Geoffroi Grisegonelle ou un Foulque Nerra ?

N'exagérons rien cependant : la nomination de Tévêque ne peut se faire sans Taveu du comte; mais, dans un cas au moins, nous pouvons constater avec certitude qu'il ne saurait se contenter de l'installer brutalement et de sa propre autorité sur le siège épiscopal. Que se passe-t-il, en effet, en H 01 , après que Geoffroi de Mayenne a donné sa démission ? Voyons-nous Foulque le Réchin nommer Renaud de Martigné sans autre forme de procès? — Non; bien au contraire, les électeurs, et notamment les électeurs ecclésiastiques, sont régulièrement convoqués '^. Le comte assiste, sans doute, à l'assemblée électorale comme les autres seigneurs et y a même, selon toute vraisemblance, une place d'honneur ; mais quand, après l'élection,^ les adversaires de Renaud de Martigné crieront à Tillégalité, ce qu'ils lui reprocheront, ce ne sera pas d'avoir été imposé par le comte, mais d'avoir été porté au pouvoir par une faction populaire '*.

relatives à la famille de Langeais : ainsi il paraît avec ses frères Hugue, seigneur de Langeais, et Hameiin en 1070 et 1078 dans deux chartes du Cartul, de Cornieryy éd. Bourassé, n^» 41 et VI, et en 1068-1082 dnns la charte u? 240 du Catalogue d'actes.

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