Orig., Bibliothèque nationale, ms. lat. 12662, fol
ticon, on a écrit en matière d'avertissement : « Ces copies n'ont point été faites sur des originaux, qui sont ou perdus ou égarés ^. »
Ceci est confirmé par une requête non datée adressée, au xvi® siècle, semble-t-il, par les moines de Beaulieu pour obtenir l'expédition des vidimus de leurs privilèges insérés dans les registres de la Chambre des comptes de Paris ; cette requête^ est ainsi libellée : « A nos seigneurs des comptes. Supplient humblement les religieux abbé et couvent de Beaulieu sous Loches, comme il soyt ainsy que lesd. suppliants ayent plusieurs privilèges qui leurs ont esté octroyez et confirmez par les rois et par vous vérifiez et entérinez, ce considéré et que lesd. suppliants ont adiré^ leurs originaux desd. privilèges, il vous * plaise ordonner extrait leur estre fait et baillé de ce qui se trouvera d'iceux privilèges et confirmations registrez au greffe desd. comptes, et vous ferez bien. x>
A considérer tous ces textes, il semblerait que, dès le xvi^ siècle, il n*y eût plus, pour les débuts, dans les archives de Beaulieu que des copies ; et nous savons, en effet, que Tabbaye a été brûlée à plusieurs' reprises, pillée de fond en comble en 1412, et que la partie subsistante de ses archives ne remonte pas aujourd'hui plus haut que le milieu du xv* siècle ^.
Et cependant le moine Yve Gaigneron, écrivant en 1685 l'histoire de l'abbaye, dit analyser la charte de fondation « e dicto fundationis actu in archivis monasterii Bellilocensis asservato » ; il déclare avoir vu dans les archives de Beaulieu la bulle même