Voir ci-dessous, Appendice IL
2. Gesta consul. Andegav. (ms. 6218, p. 47 ; Chron, des comtes d'Anjou, p. 107): (c Conqueruntur homines Fulconis de Odone Campaniensi et Gelduino Salmuriensi et de Gofîrido Juvene, Sancti Aniani domino. Qui omnes, anno et dimidio quo Fulco moratus fuerat, terram et homines suos multis importunitatibus afilixcrant. » Suivant l'hypothèse de miss Kate Norgate [England under the angevin kings, t. I, p. 193), on pourrait, en outre, supposer que le récit des Gesla relatif à Maurice doit s'entendre d'une sorte de régence exercée par lui pendant cette absence de son frère; il faudrait, par suite, placer ici l'attaque de Landri de Chàteaudun contre Amboise, d'où nous avons vu qu'il avait été expulsé en 991.
3. Gesta consul. Andeg,, ibid: « Quippe Gelduinus curiam Sancti Pétri Pontilevis, utpote proprium fiscum, munierat. Non enim ibi adhuc monachi erant. E contra Fulco in monte prope Carum fluvium, qui de propria terra Gelduini eral et de feodo archiepiscopi Turonis, villa Rebelli Nobilis, que inter ipsum montem et Carum erat, villaque Nantolii destructis, que ambe de feodo Gelduini erant, oppidum quod Montricardum vocatur componit et Rogerio Diabolerio, domino Monthesauri, custodire mandavit. » — 1^ Grande chron. de Tours (suivie par la Chron. abrégée de Tours, éd. Salmon, p. 117 et 187 des Chron. de Touraine) donne la
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Nerra élever vers la même époque^ sur la route de Tours, la forteresse de Montbazon ^ Mais il semble que les hostilités s'en soient momentanément tenues là.
Cest qu'après un moment d'accalmie '^, correspondant au temps pendant lequel la reine Constance, cousine germaine du comte d'Anjou ^, eut quelque ascendant sur sgn royal époux, Berthe avait recommencé à régner en maîtresse sur le cœur de celui qui s'était séparé d'elle avec tant de regrets. Ses partisans, à la tète desquels était le comte du palais Hugue de Beauvais, avaient repris plein pouvoir à la cour *. Le conflit qui couvait entre Foulque et le souverain avait brusquement éclaté : un jour que Hugue de Beauvais chassait en compagnie du roi, il fut tué sous les veux mêmes de ce dernier et les meurtriers, sitôt le crime commis, s'enfuirent dans les états du comte d'Anjou, qui leur donna asile : c'était avouer sa complicité (1008) ^. Ce fut
date de 1005 pour la construction de Montrichard: il ne faut prendre cette date que comme une approximation due à un auteur très postérieur j mais elle correspond à peu près à la réalité. Nous verrons, en effet, au chap. III que raixîhevèque de Tours refusa, en 1007, de venir consacrer Tabbaye de Beaulieu, parce que Foulque Nerra venait d'occuper quelques-uns de ses domaines: nous croyons que c'est là une allusion à la construction de Montrichard.
1. Voir ia charte de 1002-1006 (Pfister, Catalogue, n» 24), par laquelle le roi Robert confirme la promesse faite par Foulque Nerra aux religieux de Cormery que les châteaux de Montbazon et de Mirebeau, qu'il vient de construire, ne porteront pas dommage aux biens de leur monastère.
2. Nous venons de voir, par exemple, en 1002-1006 (Pfister, Catalogue, ïi^ 24), le roi Robert confirmer une promesse faite par Foulque Nerra, et vere la même époque peut-être (ibid,, n^ 35) se place un diplôme du même Robert nommant le comte d'Anjou protecteur de l'abbaye de Cormery.