Acius, éd. Busson et Ledru, p
3. Ibid, — Une charte du Cartul. de Saint-Aubin d* Angers, éd. Bertrand de Broussillon, n° 402, nous montre Geoffroi Martel en possession de ChAteau-du-Loif.
4. C'est du moins ce qu'affirma Geoffroi Martel presque aussitôt après dans sa lettre au pape Léon IX (Sudendorf, Berengarius Turon.y p. 214, n®8) : « Hominem vinculis et carcere omnino levavi eumque ad ipsius optionem donec pacem cum rege haberem, quod modico temporiseffectum iri sperabntur, cuidam fideli suo et affîni omni honorificentia habendum
Mais Gervais était à peine remis en liberté quil se sauvait en Normandie auprès du duc Guillaume * et mettait tout en œuvre pour empêcher un accord entre Geoflfroi Martel et Henri I®' ^. Ses elTorts n'eurent d^ailleurs qu'un succès médiocre : le comte d'Anjou et le roi de France ne tardèrent pas à traiter (1052) 3^ et tout ce que Gervais gagna à sa mauvaise foi, ce fut la perte définitive de son évêché, où Geoffroi jura que, lui vivant, il ne rentrerait pas ^.
contradidi. Nihil illi ad plenam in statum pristinum dcerat, omnia illi ad libitum presto crant, omnes qui pertinebani ad episcopatum ipsius in eum intendebant, omncs illi, sicut prius, deferebant ad omnia. Dimisoram illi omnia que habueram adversus eum et ipse nihil ab eo nisi pacem et quietem publicam exegeram. Omninointer me et ipsum de conservanda in tempus reliquum pace convenerat, dalis prefixionibus, sicut convenerat inter nos, et per sacra omnia jurejurando fîrmatis. » De ce passage ressort, en outre, que la mise en liberté de Gervais a précédé de peu la paix avec le roi, laquelle, nous Talions voir, est du courant de l'an 1052.
1. Actus, loc. ci/., p. 366: « Abiitad Willelmum, Normanniae comitem.» Dans sa lettre à Léon IX, Geoffroi Martel dit que Gervais « cuptis omnibus que mihi juraverat, leso jure fidelitatis et afUnitatis quod fideli suo habuerat, in Normanniam evasit » (Sudendorf, p. 214, n° 8). Enfin une charte de cette époque nous révèle la présence de Gervais à la cour normande (Bertrand de Broussillon, La maison de Laval, t. I, p. 35, n° 20).
2. Ecrivant à ce moment même, Geoffroi Martel dit que « nunc per suos quanta polest latrocinia exercens et rapinas gentem illam (Normannos) et Franciae regem concitat in pervasionem rerum quibus me presidere voluit Deus et bellicam devastationcm, fraudulente linguae contagio cuncla corrumpens » (Sudendorf, op. cit., p. 214, n» 8). Les Actus^ loc. cit., montrent également Gervais se plaignant à Guillaume de Normandie.
3. La paix était faite le 15 août 1052, date à laquelle Geoffroi Martel, avec sa femme Grécie, accompagnait les fils de Geoffroi de Sainte-Maure auprès du roi pour obtenir de lui un diplôme en faveur d'un serf (Catalogue d'actes, n^ IH).
4. C'est ce que disent les Actus pontif. Cenorn., éd. Busson et Ledru, p. 366, mais en le plaçant dès le moment de la libération de Gervais : « Comes GaufridusGervasiumdecarcereexirepermisit, lali videlicetsacramento, ut, quamdiu ipse Gaufridus adviveret, intra civitatem Cenomanicam Gervasius non intraret. » Si ce n'est pas là une décision prêtée après coup à Geoffroi Martel, il faut admettre qu'elle n'a été formulée, en tout cas, qu'après la fuite de l'évoque en Normandie ; car de toute la lettre du
Il ne restait plus à Geoffroi Martel, pour que son succès fût complet, qu à prendre sa revanche contre Guillaume le Bâtard. Allié cette fois au roi de France, qui comprenait enfin combien la grandeur normande était menaçante pour la royauté, il envahit la Normandie au début du mois de février 1054 K La tentative ne fut pas heureuse. L'armée des envahisseurs avait été divisée en deux corps : Eude, frère du roi, traversant la Seine, avait été dévaster le pays.de Gaux, tandis que Henri P' et Geoffroi Martel occupaient le pays d'Evreux. Guillaume, marchant lui-même à la rencontre de larmée du sud, envoya contre Tarmée du nord une bonne partie de ses troupes ^. Eude se laissa surprendre à Mortemer, au moment où ses soldats se livraient au pillage : ce fut, parmi les Français, un sauve-qui-peut général ^, La nouvelle de cette déroute découragea Henri I®', qui, laissant Geoffroi Martel aux prises avec Tennemi, ne songea qu'à se retirer delà lutte le plus vite possible et au mieux de ses intérêts ^.
comte d'Anjou à Léon IX (Sudendorf, op. ct7.,p. 214, n'» 8), il ressort (avec des détails trop circonstanciés pour être tous imaginés à plaisir) qu'après la mise en liberté de Gervais, Geoffroi a recherché ou a fait semblant de rechercher un accord.
1. La date de 1054 est donnée par Guillaume de Jumicges (ici indépendant de Guillaume de Poitiers), VII, chap. 9 (Bibl. nat., ms. lat. 2769, fol. iOTi v»), chap. 24 de la dernière rédaction {Ilist, de Fr.. t. XI, p. 46) ; par les Annales Ulicenses, éd. Delislc, au t. V de Vllist. d'Orderic Vital, éd. Le Prévost et Dclisle, p. 157 (Cf. Oixieric Vital, ibid,, l. I«', p. 184, t. III, p. 160), etc. Orderic Vital, VII, 15, éd. Le Prévost, t. III, p. 237, dit que la bataille de Mortemer a eu lieu « in hieme ante quadragesimam », c'est-à-dire avant le 20 février, ce qui place au début du mois l'invasion de la Normandie.