Deuxième partie, chap. II
4. Cest le cas de Baugé (Port, Dictionnaire^ t. I, p. 227), de Ch&teau- Gonlier (Angot, Dictionn. de la Mayenne, t. I, p. 576, et Cartul, de Saint'Aubiny n*» 1)>
tères surtout, un bourg ne manquait jamais de se former. Ceux des anciennes abbayes renaquirent en même temps qu elles ; autour des nouvelles, il en surgit de nouveaux. Ainsi, c^est, nous l'avons vu, sur un simple petit domaine, une « villa » située près de Loches ^ que Foulque Nerra fonde une abbaye en 1007 : aussitôt un bourg se forme, le bourg grandit, et bientôt c'est une ville •. L'exode des moines de Saint-Florent, en 1026, et leur établissement au Chardonnet, près de Saint-Hilaire, suscite immédiatement aussi la création d'un bourg, que nous trouvons tout constitué déjà avant 1040 ^. Saumur, qui, à la fin du X® siècle, était encore enfermée dans une étroite enceinte *, se développe et se reforme autour de Notre-Dame de Nantilly ^. Et enfin si l'on veut saisir ou plutôt deviner l'étendue de ce renouveau, qu'on prenne le cas d'Angers.
La ville proprement dite n'occupait encore qu'un espace restreint^ ; elle était divisée endeux parties, lacité et le bourg^. La cité,
1. Voir la charte authentique de fondation, Pièce Jastif. n® 5 ; « ... bellum in ipsa villa sit » ; dans la charte fausse il est à tort question de bourg dès 1007.
2. Voir Archambault, Hist. de BeaulieUj dans la Revue de P Anjou, nouv. série, t. XI et XII (1874).
3. Il en est question dans une charte de 1026-1039 (Catalogue cTactes^ n« 56).
4. Voir G. d'Espinay, iVo^ice« archéologiques ; 2^ série: Saumur^ i876, in-8<» (et dans la Rev. de V Anjou, t. XIV, 1875) et Port, Diclionn., t. III, p. 486.