‹ Le comté d'Anjou au XIe siècleChapitre 68 sur 398 · Voir n. précédente · texte numérisé non relu

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4. Ainsi, en 1076, le cellérier du comte Foulque le Réchin, Guérin, sera cité paimi les servientes avec un forestier (Catalogue d'atteSy n® 231) ; cela n'empêche pas le même Guérin de faire partie d'un tribunal constitué par le comte en 1063 (CartuL du Ronceray, éd. Marchegay^ n» 38).

C'est seulement peu à peu que Ton voit, à la cour du comte, les services se répartir entre quelques fonctionnaires attitrés et se constituer un groupe de grands offices comtaux, analogues à ceux de la cour royale. On a dit * que Foulque Nerra avait eu, dès le début de son règne, un sénéchal, Lisois d'Amboise : n'estil pas qualifié de ce titre par Tauteurdes Gesta consulum Andegavorum ^ ? — On eût dû remarquer qu'il ne Tétait que dans une phrase unique et d'une manière incidente et que le chroniqueur, après nous avoir montré Lisois distingué par le prince, puis gagnant petit à petit sa confiance, récompensé enfin par diverses faveurs, ne nous dit nulle part qu'il ait reçu Toffice de sénéchal. Ce seul fait qu'une fois par hasard, voulant trouver un terme pour le désigner, le chroniqueur du xn® siècle, par une assimilation facile à expliquer, l'appelle « le sénéchal Lisois », ne permet pas de dire qu'il ait effectivement exercé cet office. Nous noterons, au contraire, que non seulement Lisois n'est jamais dans les chartes où il apparaît qualifié ainsi ^, mais que dans aucun des actes de Foulque Nerra on ne rencontre la souscrip" tion d'un sénéchal du comte. Ce n'est pas avant les dernières années de Geoffroi Martel que nous en voyons apparaître un, du nom de Babin ^, et ses successeurs seront assez fréquemment cités dans la suite ^ pour qu'il soit permis de placer vers le milieu du xi® siècle seulement le développement de cet office. /

On a dit, de même, que, dès Ife temps de Foulque Nerra, la charge de connétable était héréditaire chez les seigneurs de

1. Beau temps-Beau pré, Coutumes et institutions de r Anjou et du Mstine^ 2« Partie, 1. 1, p. 229 et suiv.

2. « Cornes senescallo suo Lisoio neptam Supplicii thesaurarii uxorem dédit » (ms. 6218, p. 49 ; Chron. des comtes d'Anjou^ p. 116).

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