‹ Le comté d'Anjou au XIe siècleChapitre 78 sur 398 · Voir la note précédente · texte numérisé non relu

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4. Voir Gallia christiana, L XIV, col, 56-58. On verra apparaître Hugue comme doyen du chapitre cathédral de Tours et en même temps comme vicomte de Châteaudun antérieurement à son épiscopat, notamment dans

et le comte d'Anjou, un conflit était inévitable et n'avait pas tardé d'éclater. Foulque étant venu bâtir le château de Montrichard en partie sur les terres de Hugue, celui-ci avjiit riposté, nous Tavons vu ^, en refusant de venir consacrer Faobaye de Beaulieu, nouvellement construite dans son diocèse. L'abbaye avait été consacrée malgré lui (1007), mais on peut penser qu'il avait saisi avec empressement, en 1008, au synode de Chelles, l'occasion qui lui avait été offerte de se venger, en réclamant l'excommunication immédiate du comte d'Anjou, impliqué alors dans l'affaire de Hugue de Beauvais *. D'où, sans doute, à titre de réplique, le pillage commis peu après par Foulque sur les terreâ de l'église de Tours: c'est dans cette razzia que l'évêque d'Angers Hubert ne craignit pas de se joindre aux troupes angevines.

L'archevêque riposta en déclarant anathèmes à la fois le comte et son alHé et en priant les autres évêques, tout au moins en ce qui concernait Foulque, d'imiter son exemple ^ ; il écrivit enfin à Hubert une lettre de menaces : « La démence t'a saisi, lui disaitil^ toi qui de prélat es devenu chef d'une troupe de soldats, toi qui portes le fer et le feu dans notre pays, toi qili nous menaces de mille morts ! » Et comme Hubert avait allégué, entre autres mauvaises excuses, que c'était uniquement pour répondre aux attaques d'Eude de Blois qu'il avait ainsi agi:

une charte de Marmoutier copiée dans la Coll. dom Housseau, vol* I, n« 257. Il eut pour successeur à Chàteaudun son neveu Geoffroi : voir Cartul. dunois de Marmoutiery éd. Mabille, n° 3.

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