X PRÉFACE
textes et notamment par les autres annales, sont sans valeur propre pour le XI® siècle, puisqu'elles n'ont pas été compilées avant le xiii®, et que, pour Tépoque qui nous occupe, sauf certaines mentions relatives à l'abbaye même, nous en connaissons directement ou/ indirectement toutes les sources.
A ces textes angevins on peut joindre quelques généalogies des comtes d'Anjou composées, les unes, à la fin du XI® siècle*, les autres, au xii® siècle^, à Saint-Aubin d'Angers, les obituaires de la région ^ et deux textes dont on s'est souvent exagéré la valeur : les Miracles de saint Nicolas et VOffice du Saint-Sépulcre de Beaulieu.
Le premier, longtemps connu seulement par le fragment publié sans nom d'auteur par Laurent Lepeletier, en tête de son Epitome fundationis Sancti Nicolai Andegavensis (1635), et dont le début seul a été retrouvé dans un manuscrit delà Bibliothèque nationale^, a été écrit avant 1080 par Joël, abbé de la Couture au" Mans ^. On y lit un récit fréquemment cité de la fondation de l'abbaye de Saint-Nicolas d'Angers : ce récit, qui contient plusieurs inexactitudes, a été écrit en partie d'après une tradition qui avait cours au XI® siècle et dont on a encore l'écho dans V Histoire de Saint-Florent de Saumur'' et en partie d'après une charte qui nous a été conservée '^.
1. RciiàPoupard'my Généalogies angevines du XI*^ siècle, dans les Mélanges d'archéol. et d'histoire de V École franc, de Rome, t. XX, i900, p. 206-208.