Ibid,, no
4. C'est en effet vraisemblablement à ces événements qu'il faut rapporter en gros ce que disent la Gesla consul. Andegav, {Chron, des comtes d'Anjou^ p. 126) des revendications des Poitevins et des Angevins au temps de Geoffroi Martel.
5. Chron. de Saint-Maixent, dans les Chron. des églises d'Anjou, p. 402. M, Richard, Hist. des comtes de Poitou , t. I*', p. 284, a fort ingénieusement tenté d'établir la date du 21 mars, en supposant que les détails donnés parles Gesta consul. Andegav., loc. cit.. Sur la bataille de Chef- Boutonne étaient dans Tensemble admissibles, quoique cette bataille y fût placée au (empsde Geoffroi Martel par confusion avec celle de Saint-Jouinde-Marnes : il y est question du froid intense dont les vainqueurs cherchèrent à se protéger en s'abritant derrière les cadavres des vaincus. Or la Chron. de Saint-Maixent fixe le combat au jour de la saint Benoit : on pouvait hésiter entre la saint Benoît d'été et la saint Benoît d'hiver ; l'observation de M. Richard permet, semblet-il, de se prononcer pour la seconde. Il faut d'ailleurs remarquer que la Chron. de Saint-Maixent, dit, en même temps, que le combat eut lieu un mardi, et que, en 1061, le 21 mars tomba un mercredi : ou bien il y a erreur, et l'erreur, dans ce cas, doit porter plutôt sur le jour que sur le
Geoffroi ayant renouvelé- son attaque et mis le siège devant Saintes, la place, à bout de ressources, dut se rendre, sans que, à ce qu'il semble, Geoffroi le Barbu eût fait effort pour venir la dégager ^
Avec la Saintonge, Foulque perdait le plus gros morceau de son apanage : son mécontentement dut être Torigine ou le motif de ses premiers dissentiments avec son frère ^. En 1063, nous les voyons en pourparlers à Candé ^ ; la bonne entente était, sans doute, déjà rompue, car le nom de Foulque n'apparaît plus désormais dans les chartes de Geoffroi ^.
La situation de Geoffroi était cependant encore loin d^étre compromise : au début de cette même année 1063, il se sentait assez fort pour aller dans le Maine soutenir Gautier de Mantes contre le duc de Normandie Guillaume le Bâtard ^. Mais par
quantième ; ou bien — mais ceci nous parait trop douteux — on faisait alors commencer les fêtes la veille (c'est l'opinion suivie par M. Prou, L'acquisition du Gâtinaiê sous Philippe /*', dans les Annales de la Soc. hisl. et archéol, du Gâtinais, t. XVI, 1898, p. 178) : en ce cas, il faudrait corriger la date donnée en 20 mars, au lieu du 21 mars. — Il est fait allusion à la victoire de Chef-Boutonne dans une charte de Tan 1063, qui est dite donnée « Philippo rege in Gallia régnante et Gaufrido comité, qui Guidonem, Pictavorum comitem, jam in prelio devicerat, Andecavem procurante » (Arch. de Maine-et-Loire, G 1541, fol. 5, original).