Voir ci-dessus, p. 156, n
4. En 1026, paraît Sebrand !•' (n* 37 du Catalogue d'actes ; cf. Hist. de Saint-Florent, p. 294 des Chron, des églises d'Anjou) ; il n*est pas, il est vrai, qualifié « seigneur de Passavant » ; mais on voit peu après son fils Guillaume, « seigneur de Passavant », confirmer ses donations qui concernent des fiefs dépendant de la seigneurie de Passavant : voir notamment Livre noir de Saint-Florent, f®» 79 v°-80 r».
5. Nous avons cité dans notre Étude sur la Chron, de Foulque le Réchin, loc, cit.,p, 31, une charte prouvant l'existence d'Aimeri le, seigneur de Maulévrier en 1027 env. (Coll. dom Fonteneau, VI, p. 623 et 629) ; il vivait encore en 1047 (voir une charte des années 1046-1061 copiée sur le CartuL de Chemillé par Marchegay : Bibl. nat., ms. fr. nouv. acq. 5022, fo 13 r®), mais dut mourir peu après : car dans une charte, suspecte, il est vrai, de Tan 1050 {Cartul. de la Trin. de Vendôme, éd. Métais, n« 95 ; Catalogue d'actes, n« 96), et, en tout cas, en 1062(iZ>i(/., n® 157) et en 1060- 1068 [Cartul. de Saint-Aubin, éd. Bertrand de Broussillon, n^* 265), on ne cite plus que son fils et successeur Renaud l*'.
6. La première mention sûre (voir ci-dessus, p. 154, n. 3) du seigneur de Faye est celle de Nive, dame du « castrum » de Faye, qui paraît au n* 2 du Cartul. de Noyers, éd. C. Chevalier (t. 22 des Mém. Soc. archéolog. de Touraine, 1872), au temps de Tabbé Evrard (1031-1058). Quelques années après, on trouve pour seigneur Aimeri le Jeune où TEnfant. Cet Aimeri était-il le fils de Nive, comme le disent Bourassé et Carré de Busserolle (ouvr. cités ci-dessus, p. 154, n. 3) ? Nous n'avons trouvé aucun document permettant de Taffirmer : nous savons seulement que le père d' Aimeri le Jeune était un certain Aimeri de Loudun, dont aucune des chartes du
Halphbn. — Le comté d'Anjou. 11
à Sainte-Maure *, à Trêves avant 1040 -. Partout de grandes maisons avaient surgi : là, celle de BrioUay, dont le château
Cariai, de Noyers ne permet de dire s'il avait épousé Nive. Il semble même que s'il l'avait épousé, il paraîtrait vers 1031 à ses côtés dans la charte n® 2 du CarluL, et nous savons en outre que son fils Aimeri le Jeune fut seigneur de son vivant môme [CarluL^ n*»« 20 et 167). Aimeri le Jeune mourut en 1061 (ibid.), laissant enceinte sa femme Ausent, qui devait quelques mois après mettre au monde son fils Aimeri II. Mais cet Aimeri n'étant pas encore né, faute d'héritier, le fief de Faye fut repris par le suzerain, GeofTroi le Barbu, qui en disposa en faveur d'autres fidèles (le même cas s'est produit à la même époque pour le fief de Champigné : voir Carlul. de Sainl-Aubirij éd. Bertrand de Broussillon, t. I, p. 101), d'abord Gui de Nevers {Carlul. Noyers, n^ 20), puis Ganelon de Châtillon (ibid., n^ 45). C'est seulement à la mort de ce dernier qu' Aimeri II put entrer en jouissance du fief et qu'ayant eu de sa femme Eustache un fils (Aimeri III), rétablissement de la maison de Faye-la-Vineuse fut assuré. Surtout ceci, outre les chartes citées, voir pour Aimeri le Jeune le Carlul. de Noyers, n» 653(1061) ; pour son fils Aimeri II. ibid., n^ 45, 64, 67, 108, 120, 148, 155, 157, etc., et pour la filiation d'Aimeri de Loudun, d' Aimeri le Jeune et d'Aimeri II, voir Marchegay, Charles poilevines de Sainl-Florent de Saumur, dans les Archives hisL du Poitou^ t. II, p. 20, n° 9. — Pour ces débuts de la maison de Faye, les indications de Bourassé et de Carré de Busserolle sont pleines de lacunes et d'inexactitudes.
1. Voir A. de la Ponce, dans les Mém, Soc, archéoL de Touraine, t. VI, 1854, et notre Elude sur la Chron.de Foulque le Réchin, loc. cil., p. 27-28. On trouve le premier seigneur, Josselin, peut-être dès 1037 (no53du Calalogued'acles), en toutcasdès iOiO {Carlul, Trin. deVend., éd. Métais, n®«35 et 40). Il est aussi mentionné dans une charte de Saint-Nicolas d* Angers des années 1040-1046 {Calaïogue d'acles, n» 78).
2. Port, Diclionn., t. III, p. 627, col. 2, dit : « Ce premier château... paraît avoir été inféodé tout d'abord par le comte au seigneur de Sablé, Herbert le Rasoir, Rasorius, qui le servait dans sa guerre de Touraine, plus tard à Thibaud le Bouteiller, Bulicularius, puis à Geoffroy le Fort, diclus For lis, dès 1036. » Nous ne savons où Port a pu trouver l'indication de la première inféodation. Herberl le Rasoir semble, en tout cas, une erreur pour Hervé (voir Carlul. Sainl-Aubin, éd. Bertrand de Broussillon, n® 85). Personnellement, le premier seigneur que nous ayons rencontré est Thibaud le Bouteiller, beau-père d'Aubri l»' de Montjean et qui paraît, au temps de l'abbé de Saint-Florent Frédéric (1022-1055), dans deux chartes du Livre noir de Sainl-Florenl de Saumur, fol. 110 et fol. J 28-129 r«. Puis vient GeofTroi le Fort cité dans des chartes immédiatement postérieures à la mort de Foulque Nerra {Carlul, Sainl-Aubin, éd. Bertrand de Broussillon, no 178 [1040-1060], charte de Mai*moutier, des années 1041-1045, dans Marchegay, Archives d'Anjou, t. II, p. 50-51). On trouve son successeur
avait été inféodé par Foulque Nerra au père du trésorier de Saint-Maurice d'Angers Bouchard ^ ; ici, celle de Beaupréau, fondée par Josselin de Rennes, un soldat de fortune, sans doute, que Foulque Nerra avait distingué ^ ; ailleurs, la puissante maison de Chemillé, dont le fondateur, Sebrand P', un des meilleurs capitaines de Foulque Nerra, avait été tué en 1616 à Pontlevoy, mais qui avait laissé une lignée capable de continuer brillamment son œuvre 'K Alors aussi étaient nées les mai-
Aimeri des 1063 (Marchegay, ibid., p. 30, eC cf. CarluL de Saint-Aubin, n^ 216, CartuL de Saint-MauPt éd. Marchegay, au t. I des Archives d'Anjou, n« 32, CarluL de Saint^Nicolas dans Collect. dom Ilousseau, vol. III, n»1001, etc.).