‹ Le comte d'Egmont et le comte de Hornes (1522-1568) d'après des documents authentiques et inéditsChapitre 146 sur 187 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Le duc d'Albc entre dans les Pays-Bas avec les vieilles bandes espagnoles. — Entretien avec le secrétaire du comte do Uorncs ; offorts tentés pour que ce seigneur vienne à Bruxelles. — Nouveaux avertissements donnés au comte d’Egmont par Billy. — Attitude confiante du comte. — Première entrevue du duc d’Albe et du comte d’Egmont à Tirlemont.— Le comte de Horncs vient saluer le duc d’Albe à Louvain. — Le duc d’Albe à Bruxelles; instructions verbales et secrètes qui lui ont été données par Philippe II. — Dispositions prises pour arrêter en même temps le comte d’Egmont et le comte de Hornes. — Le premier n’avait pas cessé de correspondre avec le prince d’Orange. — Prévenances de don Fadrique et de don Fernando de Tolède pour le comte d’Egmonl. — Il dédaigne tous les avis qui lui sont donnés. — Arrestation du comte d'Egmont et du comte de Horncs. — Réclamations de quelques-uns des chevaliers de la Toison d'or; réponse menaçante du duc d’Albe. — Dispositions de la bourgeoisie et du peuple — Violentes protestations des exilés. — Les deux prisonniers sont transférés au château de Gand. — Informations transmises par le duc d’Albe au pape, à l’empereur, etc. — Pie V approuve l’arrestation. — Contentement de Philippe II.

Le duc d’Albe avait débarqué à Gênes le 17 mai, et, le 2 juin, il avait passé, entre Asti et Alexandrie, dans le duché de Milan, la revue des dix mille vétérans qu’il devait conduire dans les Pays-Bas. Ces vieilles bandes franchirent le mont Cenis, traversèrent la Bourgogne et la Lorraine et furent rejointes à Thionville par d’autres régiments qui avaient été levés en Allemagne pour le compte de Philippe IL

En arrivant sur les frontières, le duc d’Albe y trouva Berlaymont et Noircarmes, chargés de le complimenter de la part de la duchesse de Parme et de lui demander les pouvoirs qu’il avait pour entrer dans les Pays-Bas avec une armée. Il leur montra ses patentes de capitaine-général. Quelques gentilshommes étaient aussi venus le féliciter, soit en leur nom, soit comme délégués des principaux seigneurs. Tous dissimu-

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