‹ Le comte d'Egmont et le comte de Hornes (1522-1568) d'après des documents authentiques et inéditsChapitre 157 sur 187 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

affection pour les principaux seigneurs des Pays-Bas, ne fut jamais plus joyeux et content qu’après avoir appris l’arrestation des comtes d’Egmont et de Hornes (1). Les dépêches étaient arrivées à Madrid le 19 septembre. Le même soir, Philippe II donna l’ordre d’arrêter lebarondeMontigny, lesecrétaire Jacques Vandenesse et Simon Renard (2). Philippe II s’empressa d’ailleurs d’adresser les plus vifs remercîments au duc d’Albe « pour l’attention, le soin, la peine, l’amour et la diligence avec lesquels il travaillait à rétablir d’ordre aux Pays-Bas. » Il ne pouvait assez exprimer son contentement, ajoutait-il, de l’arrestation des comtes d’Egmont et de Hornes. Le roi feignait d’ignorer l’opinion exprimée avec tant de franchise et d’énergie par la duchesse de Parme. Elle avait osé écrire à lui-même : « Le duc d’Albe est si odieux dans les Pays-Bas, qu’il suffirait à y faire haïr toute la nation espagnole. »

(t) Fourquevaux, ambassadeur de France, à Charles IX.

(î) Adam de Dietrichstein à l’empereur Maximilien II, Madrid, 56 septembre 1567. {(futile il zur geschichle des kaisers Maximilian II, etc., p. 194). — « Antoine Vandcrbecquc, secrétaire dudil seigneur de Montigny, m'a autrefois raconté que le 'jour précédant leur emprisonnement, le Roy fit cest honneur audit seigneur son maistre de le mener en carochc avecq luy en son palais royal de l'Escurial, luy monstrant beaucoup de signes d’amitié, tellement que ledit Yanderbecque et aùltres domestiques dudit seigneur faisoient estât qu’il entrerolt en crédit et parviendrait à grand honneur. » Pontns Payen, llv. IV.

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