‹ Le comte d'OrsayChapitre 3 sur 18 · I. The Idler in Italy, p · texte numérisé non relu

I. The Idler in Italy, p

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mode par le romantisme naissant; longues promenades à l'ombre, vers le midi, sous des berceaux de jasmins et de grenadiers; et, le soir, dans les grandes salles de marbre, étincelantes de mille feux comme un de'cor d'opéra, soirées mondaines et surtout littéraires, où tout ce qui, ayant un nom dans les lettres ou dans les arts, passait par Naples, aspirait à être admis. Existence délicieuse pour les Blessington, et surtout pour Alfred d'Orsay !

L'heureux invité ne connaissait, en effet, que les caresses de cette vie aussi aimable qu'une pièce sicilienne de Shakespeare, et n'en ressentait nullement les tracas. Il recevait les sourires des princesses italiennes dont les maris rançonnaient les Blessington; il suivait ses rêveries sur les flots bleus de la baie, sans avoir à tirer des usuriers de quoi pa3xr l'équipage du yacht; il savourait, au pays de Lucullus, les made iip dishes des cuisiniers français,

sans être contraint de pressurer pour cela les pauvres tenanciers d'Irlande. A peine, dans ce lit de roses si peu coûteux, une feuille parfois faisait-elle sentir ses plis. Une querelle, par exemple, avec Charles Mathews, l'invité sacrifié systématiquement par les habitants du palazzo Belvédère, qui eut un instant la pensée outrecuidante de disputer à d'Orsay leur faveur. La querelle eut même été vidée sur un terrain ridicule , sans une remontrance affectueuse des Blessington. Ayant manqué sa petite révolution de palais, Charles Mathews céda définitivement la place à d'Orsay et rentra dans sa famille. Le tiède climat de l'Italie, qui, par sa douceur, alanguit les corps, amollit aussi, paraît-il, singulièrement les consciences. Ce fut, en effet, de l'autre côté des Alpes que Cupidon, qui n'avait jamiais dédaigné de cousiner avec Plutus, décida les Blessington à commettre une mauvaise action

que nous hésiterions à rapporter ici si elle n'était inscrite dans tous les souvenirs de l'époque. Le comte de Blessington, vivant satisfait en Italie, au milieu de sa tribu , avait presque entièrement oublié les quatre enfants qu'il avait eus de Mrs Brown, la belle morte, et qu'il avait laissés de l'autre côté des Alpes et de la Manche. Seuls, deux de ces enfants, nous l'avons déjà dit, étaient légitimes, Wellington Luke Gardiner, lord Mountjoy, et sa sœur, lady Harriett Gardiner; les deux autresyenfants, Charles John et Mary Gar- [mer étant nés avant le mariage. Le jeune lord Mountjoy mourut le 26 mars 1823.

Les Blessington étaient alors à Gênes. « Je pressentis un malheur, dit la comtesse dans ses souvenirs ^ quand je vis un courrier couvert de poussière s'arrêter à la porte de notre hôtel, sur un cheval en nage.

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