‹ Le comte d'OrsayChapitre 7 sur 18 · I. The Idler in France, p. iq · texte numérisé non relu

I. The Idler in France, p. iq

rto UNROIDELAMODE.

Blessington : a Une partie de traîneau, s'écrie-t-elle dans ses souvenirs, est 'sans contredit la plus belle chose du monde! Rien de pittoresque comme cet étrange moyen de locomotion, dont j'ai usé hier pour la première fois. Le traîneau de la duchesse de Guiche, merveilleusement sculpté, présentait la forme d'un cygne. Le duc, assis derrière sa femme, tenait les guides et conduisait un magnifique cheval, au harnais chargé de grelots argentés dont le bruit amusait singulièrement l'oreille. Le traîneau du comte d'Orsay représentait un dragon; le harnais de son cheval, de maroquin rouge brodé d'or, était de toute beauté. Le prince Poniatowski et le comte Walewski avaient des traîneaux russes de forme ordinaire. La caravane présentait l'aspect le plus imprévu et excitait au plus haut degré la curiosité des passants... Nous avons dîné à Saint-Cloud et nous sommes revenus à la

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nuit, éclairés par des torches. Le cygne de la duchesse de Guiche, muni de petites lanternes, semblait lancer des regards de feu. Le reflet des torches sur les routes neigeuses et le silence du bois absolument désert nous permettaient de nous croire transportés dans quelque région polaire.

(( Le dragon du comte Alfred d'Orsay passait dans la nuit comme un animal fantastique. La gueule et les yeux dardaient une ardente lumière rouge sur la peau de tigre qui couvrait le cheval café au lait et ne laissait passer qu'une crinière d'un blanc spectral. Les grelots dorés, dansant follement dans le rayon des lanternes, tintaient comme un carillon de féerie. Curieuse restitution d'une mode du vieux temps, car jadis, en France, les grands seigneurs rangeaient toujours dans leurs remises, à côté du cabriolet et du briska des mois d'été, le traîneau des jours de neige K )>

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