I. Willis, Penciîlings hy the way, p
de Londres, le plus bel homme que j'aie jamais vu et, je puis le dire, le mieux habillé. )) L'effet de pose avait donc réussi : madame assise et monsieur debout. Willis s'étant présenté dès le matin, à une heure de Huron, son admission avait été remise à dix heures. A dix heures moins deux, madame avait posé sa main sur son livre, et monsieur se tenait derrière la porte, prêt à opérer une entrée impressive.
Ils avaient d'ailleurs affaire ordinairement à un public plus délicat et à une critique plus exigeante. Mais ils ne la redoutaient point, étant sûrs de leur goût. Et ils se montraient chaque jour au parc, non pas pour y éblouir, ils avaient infiniment trop de tact pour cela, mais tout bonnement pour y paraître.
Le luxe des équipages, dans la vie élégante, peut être poussé aux dernières limites, à la condition d'être, à l'extérieur, l'expression exacte du train d'une maison.
8o UNROIDELAMODE.
Sans cela, il y aura toujours dans le maître de la voiture la mieux attelée un peu du charlatan qui saute des planches de son grabat sur celles de son char doré. Mais le comte d'Orsay et lady Blessington avaient vraiment droit au luxe de l'écurie, étendant leur luxe — inconsidérément sans doute, mais peu importe — à tout ce qui autour de nos pauvres corps humains peut être luxueux : mxaison, mobilier, toilette et table.
Malheureusement les équipages passent, et leurs nombreux tours de roue, destinés à impressionner les contemporains, sont à peu près perdus pour la postérité. Regardons toutefois arriver à Hyde-Park lady Blessington et le comte d'Orsay, tels que nous les montrent un portrait et un livre, (c Remarquez, écrit dans My friends and acquaintances M. Patmore, ce coupé vert qui s'avance vers nous et qui, malgré les voitures qui nous en séparent,
LE COMTE D'ORSAY. 8i
s'annonce par l'élévation de son siège.
Comme il approche, nous pouvons saisir les détails auxquels il doit son cachet de distinction particulière ; les roues blanches aux réchampis verts et rouges (nous attendions peut-être du goût de d'Orsay des nuances plus foncées); les deux bai brun, high stepping, blood-like shaped; le style parfait du cocher, la taille du footînan poudré, sixfeet two^ qui occupe la place où il est perché avec cet air de supériorité accidentelle, mi-petit-maître, mi-gars de charrue, qui est Vïdeal of footmaji pei^fection; les armoiries qui blasonnent les panneaux et le crest placé au-dessous de la glace indiquent l'aristocratie de situation, tandis que l'aristocratie de nature est blasonnée par la beauté sur le plus charmant des visages ^ »
Voilà sans doute le ^/,v springs brou-