ACTE II, SCÈNE III
la constance, et qui se précipitent volontiers sur l’ennemi, mais plutôt pour essayer d’emporter d'emblée que .pour disputer sérieusement la victoire. Que de telles bandes soient placées entre la fuite et la mort, leur choix sera par trop douteux ; et telle est bien 1a chance pour laquelle il est le plus sage , en. cette occasion, de combiner nos plans. O temps malkeureux pour les:bra+ ves, que ceux où la difficulté. de commander' s'accroît d'autant que diminue; la gloire de vaincre! Je le répète encore, cen'est point ici le lieu où nous devons livrer bataille, È MALATESTHE 0.1. 0.0 uo Ainsi donc il faudrait... .
TORELLO. >; 0.00
Aller combattre ailleurs. Ici. l'ennemi a trop d’avantages sur nous : cherchons une position où les forces-puissent se balancer." +: i i’ MALATESTI.. 000. i C 'est-à-dire, livrons Maclodio à l’ennemi; car les braves qui le defendent n'y saurdient tenir
plus de deux-jours. 5 -, - : © ni 4, TORELLO.
si add
Il se peut; mais ce n'est, ni d’une garnison ni
d’une place qu'il s'agit, q'estidà Petate: iu: coh ci, SFORZA:
Et de quei, je vous prie, se..compose l'état ,
sinon de placés? etcombien ne nous en sommesnous pas déjà laissé enlever l’une après l’autre, en temporisant de la sorte? Casal, Bina, Quinzano.... mais eomptez-les plutôt vous-même , car l’idée de tant de pertés me soulève trop. Ce noble manteau ducal dont Visconti nous a confié la garde, nous le laissons honteusément écourter , mettre en lambeaux entre nos mains , et n’envoyons de message à notre prince que pour lui annoncer des retraites. Cependant l’ennemi redouble d’insolence:tous les jours, et pour peu que nous restions encore dans l’inactiòn, on ne saurait plus prévoit où s'arrêtera son audace. TORELLO, ‘©’
L'insolence de l’ennemi ést une preuve qu'il
désire la bataille. | SFORZA.
Eh! que peut-il désirer-de plus que de nous . voir fuir devant lui, l'épée dans le fourreau? 2 |. PERGOLA. :
Ge qu'il peut désirer. de-plus? je vais vous le dire, moi: c’est de nous voir commettre notre armée toutentière sur'un terrain où ila pris ses avantages. Ménageons-la, cette armée ; car c’est avec des armées que l'on reprend les places perdues.
FORTEBRACCIO.
‘Sans doute, mais avec quelles armées? non