‹ Le comte de Carmagnola; et, Adelghis; tragédiesChapitre 4 sur 168 · VI ©" ” PREFACE · texte numérisé non relu

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voit figurer diversement trois nations distinctes, et dont la destruction de toute une famille régnante fut le moindre résultat politique. | Quant à la manière de mettre ce sujet en drame, M. Mantoni s’est conformé avec plus de sévérité en core que dans Carmagnola (excepté en un seul point sur lequel je reviendrai) aux principes de la tragédie historique, tels qu'il les a posés lui-même, Il a fait entrer dans son action tous les faits «essentiels et tous les incidens caractéristiques qui lui étaient donnés par l'histoire, et les y a fait entrer dansleur intégrité, dans l'ordre de leur succession, en tout ce quiétait principal, et dans lastricte réalité de leurs causes et de leurs suites. L'action marché dès le début, et marche avec tant d'aisance et de rapidité, que le.nœud en est formé

dès le premier acte. Tous les personnages tombards

qui y sont intéressés sont déjà connus. Les passions diverses qui les -agitent, les desseins contraires où ils sont entraînés, sont dévoilés. Les motifs politiques ou domestiques de la pierre entre Charlemagne et Didier-sont connus; et la perspective d'un bouleverse. ment prochain a déjà mis en mouvément les traîtres qai ont où croient avoir à se venger du vieux roi lombard. Charlemagne n'a pas encore paru; mais un de ses ambassadeurs a. parlé, et au laconisme, au ton absolu du député, on a déjà pu pressentit toute l'am. bitioùi et tout l'orgueil du roi. : ves

- Au début du second acte, tons lés personnages de l'action sont réunis dans le plus étroit espace: pos-

DU TRADUCTEUR. vIl sible; les deux partis sont en présence, mais, pour ainsi dire, en arrêt l’un devant l'autre, Les Franks ne peuvent forcer ni presque combattre les Lombards, couverts par une ligne formidable de murs et de rochers. Depuis long-temps aux portes de l'Italie, Charles est sur le point de retourner en France, faute de connaître, pour descendre en Lombardie, un autre passage que celui qui lui est fermé per Adelghis. Mais l'action, ainsi suspendue, se renoue tout à coup par un incident singulier. Un prêtre italien vient indiquer à Charlemagne un chemin par lequel celui-ci peut tomber à l’eproviste sur le flanc de l'ennemi. Une bataille est devenue possible, et la victoire va décider entre Charles et Adelghis.

° Rien de plus simplement amené, et rien de plus animé, de plus dramatique que toute la première moitié du troisième acte. Tout y est en mouvement, et tout y est caractéristique, Tout y figure, la masse et les chefs des deux armées; les braves et les lâches , les fidèles et les traîtres, Les Lombards sont vaincus, en partie par la surprise, en partie par la défection des principaux d'entre eux. La ruine de Didier et de son fils paraît inévitable. Cependant les Lombards fidèles se rallipat sous Adelghis, et forment un parti encore assez nombreux pour tenir contre les Franks, dans les places fortes dont ils restent les maitres.

Le quatrième .acte contraste de la mamière la plus frappante., et dans toutes ses parties, axec le précédent. Il s'ouvre par une scène faiblement liée peut-

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